Routeurs chinois : Jean-Marie Bockel implique l’ANSSI

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Routeurs chinois : Jean-Marie Bockel implique l’ANSSI

Valéry Marchive
[caption id="attachment_31703" align="alignleft" width="167"] Jean-Marie Bockel, aux Assises de la Sécurité.[/caption] Interrogé par des journalistes lors d’un point presse organisé à l’occasion des Assises de la Sécurité, qui s’achèvent aujourd’hui à Monaco, Jean-Marie Bockel a réaffirmé ses conclusions controversées sur les routeurs de coeur de réseau chinois. Tout en entrouvrant la porte. Le sénateur a ainsi bien volontiers admis ne pas avoir auditionné Huawei et ZTE, soulignant qu’il allait rencontrer le premier. Certes, il «reste sur [sa] position» mais celle-ci «n’est pas figée ». Et d’expliquer que cette position «vise aussi à créer le débat et même à [ouvrir] un vrai dialogue qui permettrait peut-être d’aller vers d’autres issues qu’un couperet ». Mais... «vous savez bien que pour cela, il faut parfois mettre les pieds dans le plat ». Aveu d’une polémique calculée ou élégante pirouette ? Difficile de trancher même si Jean-Marie Bockel se défend vigoureusement de tout protectionniste, se disant «plutôt libéral», et de longue date, «même lorsqu'il était au parti socialiste ». Et d’assurer avoir même «résisté avant de [se] laisser convaincre qu’il fallait dire» ce qu’il a écrit dans son rapport parlementaire, suggérant d’interdire l’utilisation des routeurs de coeur de réseau chinois. Mais avec quels éléments, justement, le sénateur s’est-il «laisser convaincre» ? Revendiquant une «totale» indépendance, il souligne avoir consulté de manière «approfondie» des experts. Y compris l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi). Assurant ne pas vouloir la «mettre en difficulté par [ses] propos», il explique «avoir passé des heures et des heures» avec l’Anssi, à examiner «presque ligne par ligne» le rapport parlementaire, avant sa publication, «pour aller au fond des choses : [...] les gens de l’Anssi m’ont tout expliqué, nous avons fait des tests ensemble ». Sa conviction, sur les routeurs de coeur de réseau chinois, il explique donc l’avoir acquise «à partir des éléments précis, techniques, évidemment vulgarisés pour moi» apportés par l’Agence. Non, le sénateur ne lui a pas fait analyser le code logiciel de ces routeurs - «je ne leur ai rien fait faire », précise-t-il - mais «ils m’ont dit que, eux, avaient suffisamment expertisé les routeurs de coeur de réseau pour avoir acquis cette conviction, et ils ne sont pas les seuls ».

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