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La DSI de l'Etat hérite de la modernisation des administrations

Reynald Fléchaux
Cette fois-ci, le message est sans ambiguïté. La RGPP (Révision générale des politiques publiques), c'est bel et bien fini ! Fin juin, Marylise Lebranchu, la ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, avait déjà annoncé l'enterrement de cette politique initiée en juin 2007, juste après l'élection de Nicolas Sarkozy. Le rattachement de la DGME (Direction générale de la modernisation de l'Etat), souvent vue comme le bras armée de la RGPP, à Matignon ne fait que confirmer la fin d'une époque. Et d'une certaine vision de la réforme de l'Etat. Comme l'expliquait récemment le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, à nos confrères d'Acteurs Publics, "la réforme de l’État n’avance pas ou peu si elle s’effectue avec le seul levier budgétaire et si c’est le ministre du Budget qui en est exclusivement chargé. L’échec de la RGPP le prouve." Sous entendu : place donc à une nouvelle méthode. Jusqu'à présent dans le giron de Bercy, la DGME (qui devient la direction interministérielle pour la modernisation de l’action publique) rejoint le secrétariat général pour la modernisation de l’action publique aux côtés de la Disic (direction interministérielle des systèmes

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d’information et de communication), la fameuse DSI de l'Etat créée début 2011, et de Etalab (la mission chargée de la politique Open Data de l'administration). Placée sous l'autorité du Premier ministre, et mise à disposition de Marylise Lebranchu, cette entité regroupe environ 150 fonctionnaires, dont les 120 issus de la DGME. Chargé de piloter la simplification des démarches tout en améliorant l'efficacité budgétaire, le secrétariat doit veiller "à ce que les systèmes d’information et de communication concourent à améliorer la qualité, l’efficacité, l’efficience et la fiabilité du service rendu et à simplifier les relations entre les usagers et les administrations de l’Etat, et entre celles-ci et les autres autorités administratives". La réforme des services déconcentrés de l'Etat figure également parmi ses missions. AMOA voire MOA tout court En matière d'IT, par décret, le secrétariat général devra pousser à la dématérialisation des procédures administratives, jouer un rôle d'appui aux administrations dans "l’identification des besoins, la connaissance de l’offre, la conception des projets et l’évaluation des résultats" (bref assumer un rôle d'assistance à maîtrise d'ouvrage) ou encore aider les ministères "dans l’élaboration et la mise en œuvre de leur stratégie de modernisation". Il se voit par ailleurs confier des missions de contrôle : suivi et évaluation des stratégies ministérielles, animation et coordination des travaux d'audit des politiques publiques. Par ailleurs, à la demande des ministères, la nouvelle entité pourra même assumer directement la maîtrise d’ouvrage de projets. Déjà nommé directeur général de la modernisation de l’État le 3 octobre, Jérôme Filippini, jusqu'alors à la tête de la Disic, hérite de la nouvelle organisation. Il sera secondé par Serge Bossini, l’ancien directeur de cabinet de Marylise Lebranchu. Un DSI viendra renforcer le secrétariat général prochainement.

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