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La France, 10e pays dans le monde en matière d’Open Data gouvernemental

Cyrille Chausson

En matière d’Open Data, la France n’est pas du tout le plus mauvais élève en Europe, nous rapporte le premier baromètre de l’Open Data (Open Data Barometer), un projet de recherche conjoint à l’Open Data Initiative (ODI - institution britannique indépendante dont la mission est d’accompagner les administrations à publier leurs données et à faire émerger des start-ups) et à la World Wide Web Foundation. Ce baromètre, premier du genre, a été présenté lors de l’Open Government Partnership Summit qui se tenait à Londres jeudi 31 octobre.

Alors que le gouvernement français construit lentement son écosystème Open Data, place une à une les briques de sa politique, l’Hexagone est parvenu à se hisser au 10eme rang mondial par son implication et ses initiatives nationales liées à la publication des données. Le baromètre, dans un calcul complexe, analyse notamment la volonté des gouvernements dans le monde ainsi que les initiatives qui en découlent pour accompagner leurs politiques, ainsi que la nature des données publiées, notamment.

Dans ce baromètre, la France se situe entre l’Allemagne (9e) et la République de Corée (12e) et est ex aequo avec les Pays-Bas. Si l’on en croît ce baromètre, la France serait bien notée dans la mise en place d’une infrastructure nationale (79,39 sur 100), moyenne dans les données publiées (64,31 sur 100) et médiocre (39,07 sur 100) dans l’impact de l’ouverture des données sur la politique, l’environnement, le social ou encore l’économie.

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Le baromètre classe au premier rang le Royaume-Uni, l’un des pays précurseurs en matière d’Open Data, appuyé par un volontarisme fort du gouvernement, la mise en place d’institutions comme l’ODI, et évidemment la création de l’un des premiers portails nationaux de référence des données publiques, data.gov.uk, aux côtés de celui des Etats-Unis. L’ODI a également décidé de se positionner en référence mondiale de l’Open Data en annonçant la création d’un réseau mondial visant à l’ouverture de centres ODI dans le monde - dont un à Paris.
Les Etats-Unis obtiennent logiquement le second rang, suivis par la Suède, chef de file des pays scandinaves, très en avance dans l’ouverture des données publiques. La Norvège se classe 5e, juste devant le Danemark. La Nouvelle-Zélande au 4e rang, l’Australie 7e et Canada 8e viennent compléter ce Top 10.

Si le baromètre reconnaît que les pays les plus mûrs sur le sujet - comme la France - ont investi dans une infrastructure nationale, apporté leur soutien et mis en place des initiatives pour voir émerger les précieuses communautés, « aucun pays ne peut pourtant affirmer être pleinement ‘ouvert pas défaut’ et mettre en place des pratiques gouvernementales liées à l’Open Data est un enjeu clé pour l’avenir », indique le baromètre. En matière d’Open Data, « il reste encore un long chemin à parcourir », résume globalement le rapport.

 

 

 

Autre enseignement intéressant du baromètre, la disponibilité et le niveau d’ouverture des données. On apprend que la France obtient de bons résultats en matière de publication de données gouvernementales liées au budget du gouvernement, aux horaires des transports en commun, au commerce international, aux résultats des élections ou en matière de statistiques liées à la criminalité (et que ces mêmes données répondent aux critères de publication définis l’ODI). Mais qu’en revanche, elle peine en matière de propriété territoriale, de dépenses du gouvernement, de registre du commerce ou encore d’informations liées aux lois. La disponibilité des données liées au recensement, à la cartographie et géographie, à l’éducation et à l’environnement reste en demi-teinte. L’ouverture des données de santé, si conformes aux standards, peinent également, sans surprise.


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