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Revue de presse : les brèves IT de la semaine (28 avril)

AWS et Workday ok pour la GDPR - LinkedIn dans Dynamics, une « cash machine » pour Microsoft - Recentrage B2B : Dropbox enrôle un français pour conquérir l’Europe - Violin ressuscite (en éditeur ?) - Total, Vinci Energies : cap sur l’IT - Infor se lance dans la BI

LeMagIT revient chaque vendredi sur les actualités qui animent l'écosystème IT. Voici les 6 brèves de notre revue de la semaine.

AWS et Workday ok pour la GDPR

Amazon Web Services a annoncé mardi que tous ses services seront conformes au Règlement Général sur la Protection des Données (GDPR) à son entrée en vigueur en mai 2018. « La priorité d’AWS est d’assurer la sécurité et la conformité dans toutes ses régions à travers le monde », explique le fournisseur de IaaS et de PaaS. « AWS fournit un certain nombre de services et d'outils pour permettre à ses clients de créer une infrastructure compatible GDPR » ; assure AWS.

Cette annonce amène un début de réponse à la question de la certification des Clouds américains dans le cadre de la réglementation sur la protection des données privées. Cette réglementation impose de nouvelles mesures de sécurité, d’audit, de traçabilité des process et des lieux de stockage.

AWS précise avoir mis en place un guide et mettre à la disposition de ses clients des conseillers formés sur la question. Il rappelle qu’il est également conforme au CISP, une initiative qui liste les opérations nécessaires pour que les fournisseurs soit en accord avec le RGPD.

Le RGPD a permis à des acteurs locaux de remporter des marchés face aux géants du web, sur qui planait désormais un doute. Il était donc stratégiquement critique et commercialement indispensable de réagir. Avec cette annonce, AWS a même réussi le tour de force de se présenter comme un prestataire d’outils de conformité.

De son côté, une source du MagIT confirme que l’acteur majeur du SaaS B2B qu’est Workday assure contractuellement sa conformité à ses clients depuis l’année dernière.

Transformation numérique : Total et Vinci Energie lorgne vers l’IT

Il n’y a guère que quelques acteurs traditionnels vieillissant de l’automobile (qui externalisent à d’autres le cœur de leurs futures voitures autonomes alors que la vraie valeur ajoutée future se trouve là) qui ne l’ont pas compris. Aujourd’hui, toutes les entreprises industrielles ont – d’une manière ou d’une autre –leur cœur de métier concerné par le numérique. Ces entreprises sont donc, contraintes ou forcées, amenées à se transformer en partie en éditeur.

Deux nouveaux exemples en attestent cette semaine. Jeudi Total est entré au capital de la start-up lilloise Xee. Xee est « une plateforme ouverte de collecte, traitement et gestion des données issues de voitures connectées ». En ligne de mire : la maintenance prédictive, le pay-as you drive, ou la géolocalisation pour des offres promotionnelles (par exemple « sur le trajet renseigné sur votre GPS, Total vous fait un discount de 20% si vous faite le plein à la station suivante »).

Vinci Energies pour sa part a ajouté cette semaine de nouveaux challenges à son tout premier Hackathon qui aura lieu en mai dans sa Factory, son « espace dédié à l’innovation » flambant neuf inauguré fin mars. Au menu : « développer des services encore plus performants grâce à l’IoT et au Big Data » autour de 7 catégories de défis dont les Smart Cities ou les bots conversationnels (avec de l’AI).

Intégré à Dynamics, LinkedIn promet d’être une « cash cow » pour Microsoft

On ne s’inquiétait pas mais Microsoft a amené la réponse lundi. Oui, il sait comment monétiser LinkedIn, le réseau social B2B qu’il a racheté 26 milliards de dollars.

LinkedIn avait déjà commencé à limiter son usage gratuit (nombre de consultations de profils plafonnés), à introduire de nouvelles fonctionnalités (publication de contenus avec Pulse) et surtout il avait sorti des outils CRM de « social selling » (avec LinkedIn Sales Navigator) pour identifier les intermédiaires possibles et recommander des « Decisions Makers » d’un réseau ou d’une entreprise à cibler pour faciliter une vente.

Il était donc naturel que le réseau s’intègre un jour ou l’autre à Dynamics. C’est désormais chose faite. Les données de LinkedIn vont nourrir le CRM de Microsoft pour identifier des opportunités. Moyennant un abonnement payant, évidemment.

Quand on connait la valeur des données pour le marketing et pour les forces de vente, ces milliards déboursés par Microsoft ne sont peut-être pas, au final, un prix si élevé pour une telle « cash cow » en puissance (« vache à lait » en français).

Infor se lance vraiment dans la BI

Dix ans après ses concurrents Oracle et SAP dans l’ERP, Infor s’est lancé ce mardi dans la BI en achetant Birst. Dix ans de retard ? Pas sûr. Car en mettant la main sur un pure-palyer né dans le Cloud, l’éditeur fait une acquisition qui lui évite l’étape périlleuse du portage d’une solution « sur site » vers le SaaS.

Aujourd’hui, seul Microsoft avec Power BI semble avoir pleinement réussi un tel projet. Avec Birst, Infor pourrait donc bien avoir pris coup d’avance sur ses adversaires. A condition de mettre les moyens pour faire évoluer une solution certes majeure et reconnue, mais qui a aussi quelques lacunes qui l’empêchent –aujourd’hui - d’être un leader du marché de la BI.

Violin ressuscite (et se voit bien en éditeur)

Violin Memory a repris son activité cette semaine sous le nom de Violin. Après avoir déposé le bilan en décembre 2016 – et être tombée dans les mains de Georges Soros - la firme prévoit de se concentrer sur son offre de baies de stockage Flash en mode scale-out et d’adapter sa couche logicielle (Concerto) sur plusieurs cloud pour permettre de répliquer les données stockées sur ses baies vers des clouds publics.

Jamais rentable sous le nom de Violin Memory, la stratégie du nouveau Violin est de se concentrer sur la vente de son offre de stockage modulaire FSP 7000 motorisée par son OS Concerto. Les autres baies seront supportées mais l’objectif est bien de faire migrer ces clients vers son offre haut de gamme.

Ce recentrage de Violin n’est vraisemblablement qu’une première étape. La société semble en effet désireuse de s’éloigner du matériel – vieillissant - pour se concentrer sur son offre logicielle. On peut donc imaginer qu’elle se tourne à l’avenir vers des partenariats avec des constructeurs tiers pour vendre Concerto. Avec « Violin Software » comme nouveau nom ?

En plein repositionnement B2B, Dropbox enrôle un français pour conquérir l’Europe

Dropbox a nommé cette semaine un « vieux routard » français du logiciel B2B à la direction générale de sa zone France et Europe de l’Ouest.

Vieux, Franck Le Tendre ne l’est pas (45 ans). Mais aguerri aux logiciels B2B, il l’est bien. Ce diplômé de l’Inseec Bordeaux en 1994 et de l’ESCP est passé notamment par Siebel (CRM racheté par Oracle), par Unica (Marketing racheté par IBM) puis a été débauché en 2007 par SAP (pour sa branche naissante HCM et CRM).

Pour Dropbox, le défi est de se repositionner auprès du public comme un véritable acteur de l’EFSS (Enterprise Files Sync & Share) et non plus comme un outil de stockage cloud grand public.

Dans ce contexte, avec son profil très « business », Franck Le Tendre aura donc pour mission d’imposer Dropbox face à ses concurrents B2B : OneDrive (Microsoft), Google Drive, Box ou encore le français Oodrive.

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