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Revue de presse : les brèves IT de la semaine (23 septembre)

Hitachi lance son IoT - HPE : 10% des effectifs proches de la charrette - Wall Street : la SEC hackée pendant un an - Cisco : John Chambers laisse un héritage difficile - Toshiba cède sa Flash à l’offre la plus risquée - L’ex président de HPE France chez Oracle France - Google rachète une partie de HTC

LeMagIT revient chaque vendredi sur les actualités qui animent l'écosystème IT. Voici les 7 brèves de notre revue de la semaine.

Hitachi lance son IIoT

Hitachi a regroupé mardi ses différentes divisions IT (HDS, Hitachi Insight Group et Pentaho) dans une nouvelle entreprise, baptisée Hitachi Vantara, dont le but sera de fournir des solutions de bout en bout aux professionnels.

La démarche n’est pas sans rappeler celle de GE avec GE Digital, note Fortune avec justesse.

Un des objectifs majeurs d’Hitachi Vantara sera de finaliser et de vendre une offre d’IoT industriel (Lumada) qui s’appuie sur une couche de back-end analytique. Les deux annonces – Ventura et Lumada – ont été faites dans le cadre de la conférence annuel NEXT du groupe japonais.

En regroupant les chiffres d’affaires des entités qui le composent, Hitachi Ventura revendique 4 milliards de dollars de revenus dès sa naissance.

HPE : 10% des effectifs proches de la charrette

Selon Bloomberg, HPE serait sur le point de se séparer de 10% de ses effectifs.

La stratégie du top management de HPE est de se recentrer sur quelques métiers (HPE, né de la scission de HP Inc, a revendu son activité services et la totalité de ses logiciels) et de simplifier la structure interne pour la rendre plus réactive, tout en réalisant 1,5 milliards d’économie en 3 ans.

La charrette de 5.000 personnes concernerait aussi bien les Etats-Unis que le reste du monde. Elle toucherait également les cadres.

Cisco : John Chambers laisse un héritage à la fois positif et mitigé

Lundi, le mythique président de Cisco, John Chambers, a annoncé qu’il allait quitter l’entreprise pour prendre sa retraite.

Sous sa direction, Cisco est passé d’un CA de 1,2 milliards à des revenus annuels de 50 milliards de dollars. Mais sa fin de règne est également marquée par une vision moins acérée du marché.

Cisco a raté la vague du SDN, le train du « Leaf & Spine », l’évolution du Cloud, et le virage de l’applicatif.

L’entreprise essaye aujourd’hui de rattraper ses retards mais elle a beaucoup perdu de sa superbe face à des Microsoft et des Mitel (Astra) dans la communication unifiée, ou face à des petits nouveaux comme Arista dans les réseaux. Sans parler de la position de plus en plus hégémonique de Huwaei qui s’annonce redoutable pour Cisco.

Le choix d’aller dans les serveurs (UCS) s’est également révélé mitigé. Certes Cisco est devenu un réel acteur du marché, mais il est devenu par la même un concurrent de ses alliés dans ses autres activités. En clair, il s’est mis à dos des HPE (qui travaille aujourd’hui avec Arista) ou des Dell (qui se concentre sur ses solutions réseaux open-source).

Bref, un grand monsieur de l’IT s’en va. Même si John Chambers laisse derrière lui un héritage difficile pour ses successeurs.

Toshiba vend finalement sa Flash NAND à l’acheteur le plus risqué

Après un ultime rebondissement, Toshiba a décidé mercredi de vendre sa Flash à un attelage « alambiqué » (pour reprendre l’expression des Echos) mené par le fonds Bain Capital et le fabricant coréen SK Hynix plutôt qu’à son partenaire industriel Western Digital. L’américain revendiquait un droit de regard sur la transaction que Toshiba lui a toujours refusé, créant une tension grandissante entre les deux alliés.

Le vainqueur des enchères déboursera 19 milliards de dollars. Un prix beaucoup plus élevé que ce qu’espérait Toshiba initialement. Mais la pénurie de Flash NAND a aiguisé les appétits.

Pour monter son enchère, Bain Capital a néanmoins dû faire un nouveau tour de table. Apple et Dell, qui y ont vu une opportunité en or de sécuriser leur approvisionnement en mémoire, ont accepté d’y participer (on parle de 3 milliards de dollars pour Apple).

Toshiba n’a donc pas cédé à la pression de Western Digital. Mais ce choix ferme est risqué. Cet été, Western Digital a lancé une procédure juridique pour suspendre les enchères et imposer une négociation exclusive. La vente ne pourra pas être entièrement effective tant que planera l’épée de Damoclès de cette procédure.

Or Toshiba est pressé. Il compte sur la vente de son fleuron dans la Flash pour pour éponger les pertes abyssales de son activité dans le nucléaire américain.

Le feuilleton n’est donc peut-être pas fini. D’autant plus qu’indépendamment de l’action de Western Digital, SK Hynix faisait savoir dès le lendemain de l’accord que des « points clefs devaient encore être réglés ».

Carnet : l’ancien président de HPE France devient celui de Oracle France

Oracle a annoncé lundi la nomination de Gérald Karsenti à la tête de sa division France (aka « Country Leader »).

« Sa mission principale sera d'aider les clients à assurer une transition équilibrée vers le Cloud et d’accompagner la croissance d’Oracle en France », explique l’éditeur dans un communiqué.

Gérald Karsenti était auparavant Président de la filiale française de HPE et Vice-président des ventes EMEA après avoir dirigé HP France pendant plusieurs années.

Gérald Karsenti succède à Harry Zarrouk qui reste « Regional Vice President Systems Sales » (en claire directeur commercial des appliances et du hardware d’Oracle sur la région Europe du Sud).

Wall Street : la SEC hackée pendant un an

Le gendarme de Wall Street, la fameuse SEC, a admis mercredi qu’il avait été victime d’une intrusion informatique. L’intrusion a eu lieu initialement en 2016 mais la SEC ne l’a découvert que le mois dernier.

La SEC joue un rôle névralgique à la bourse new-yorkaise. Elle contrôle les transactions et les publications des entreprises cotées ou à venir. C’est cette deuxième fonction qui a été ciblée par les « hackers ». Les pirates ont pu avoir accès à des publications réglementaires (profit warnings, exercices fiscaux, trimestriels, détails de fusion-acquisition, etc.).

La SEC avait été critiqué en juillet par un rapport officiel qui avait découvert que le gendarme financier ne chiffrait pas toutes les données sensibles, paramétrait mal ses pare-feu, utilisait des logiciels non mis à jour ou plus supportés, et n’avait pas de réel système de détection d’intrusion.

Les informations dérobées pendant un an ont pu, d’après la SEC, être utilisées pour trader de manière illégale, en ayant un coup d’avance sur le marché grâce à ces informations consultées en avant-première. Un Cyber-délit d’initié donc.

Ironiquement, la SEC est l’organisme qui enquête sur le temps que mettent les entreprises cotées à communiquer sur les intrusions dont elles sont victimes pour voir si elles se sont bien conformées à la réglementation de Wall Street.

Google rachète une partie de l’unité smartphone de HTC

Après avoir jeté l’éponge dans les smartphones en revendant Motorola à Lenovo en 2014, Google a décidé jeudi de revenir dans la compétition. L’éditeur d’Android va débourser 1,1 milliards de dollars en cash pour racheter la division « Pixel » du Taiwanais HTC.

Google n’achète pas d’usine mais l’unité qui a conçu le hardware des téléphones Pixel, en collaboration avec lui. L’américain récupère également 2.000 des 10.600 employés de HTC dans la transaction.

HTC est un constructeur sur le déclin face à des Apple, Samsung et autres Huwaei. Certains analystes pensent donc que Google rachète l’unité pour d’autres activités hardwares que le simple smartphone (domotique, Chromebook, etc.).

En 2012, Google avait dépensé 12,5 milliards de dollars pour Motorola. Il l’avait revendu à peine 3 milliards.

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