Face un contexte d'expansion future et d'explosion des usages – comme nous le laissait entrevoir le Forum Ocova -, les laboratoires de recherche, épaulés par les pôles de compétitivité en Europe, planchent sur le développement de la technologie NFC (Near Field communications), son évolution, son amélioration et sa pérennité. Avec en filigrane, la volonté de répondre aux besoins des constructeurs et des fournisseurs de services pour qui le « commerce sans contact » représente une manne lucrative (voir encadré). Leur objectif : combler les lacunes qui freinent la propagation du sans-contact. Parmi leur champs d'action prioritaire, les chercheurs planchent sur la récupération d'énergie, de façon à entourer la puce d'une couche de services et de la rendre plus intelligente. Pour au final, rassurer l'ensemble de la chaîne de production.
Considéré par l'industrie comme le standard de facto pour équiper les puces sans contact et orchestrer les usages de liaisons de proximité, la norme NFC, qui fonctionne aussi bien en mode actif (échange entre terminaux) que passif (lecteur ou émulateur de carte - voir encadré) séduit. Notamment par sa simplicité d'utilisation. De par son faible rayonnement (pas au-delà d'une dizaine de centimètres – avec une efficacité optimale allant jusqu'à 4 cm), la technologie NFC implique une démarche volontaire du détenteur de l'appareil, généralement un téléphone portable. Ce qui est considéré par les défenseurs de la protection des données personnelles comme un acte primordial dans l'acceptation des usages.
Priorité n°1 : capter l'énergie
En dehors du couplage puce / lecteur, mécanisme de base reste un des travaux centraux et permanents dans les laboratoires, la priorité n°1 est bien celle de l'alimentation, résume Claude Tételin, leader du groupe traçabilité du pôle SCS (Solutions Communicantes Sécurisées). Et pour cause : elle constitue le nerf de la guerre dans la bataille de l'autonomie du « tag » (la puce).
« Nous essayons de récupérer l'énergie là où elle est, explique-t-il. D'abord en piochant dans l'environnement, avec l'énergie solaire, puis en s'intéressant à l'énergie dégagée par le corps humain. »
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