BPM : existe-t-il une place pour les pure-players ? 

Le 25 novembre 2011 (15:54) - par Cyrille Chausson , Sophy Caulier

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Rubriques : Architectures logicielles (SOA) - Editeurs - Technologie - Applications métiers Tags : bpm

Concentration des acteurs, mutation des modèles économiques, concentration du BPM dans les flux applicatifs traditionnels, le BPM devient une composant middleware de plus en plus enfoui dans les socles des solutions informatiques classiques. Dopé par une prise de conscience de plus en plus affirmée des entreprises, le BPM attire les spécialistes des systèmes d'informations et poussent les pure-players à évoluer. Leur restera-t-il une place ?
BPM : existe-t-il une place pour les pure-players ?

Cordys veut jouer sa carte du "très intégré" Cloud sur le marché du BPM

img 0734Sur le marché du BPM, le Hollandais Cordys agite les arguments du tout intégré et du Cloud. C'est un des constats que l'on pouvait retenir lors de la conférence utilisateur Cordial 2011 où l'éditeur a dévoilé la version 4.1 de Business Operations Platform, un accord avec Fujitsu autour du Cloud et mis en avant un contrat d'intégration aux Google Apps chez l'équipementier français Valeo.

Le 7 novembre dernier, Cordys, une société hollandaise née des mains très expérimentées de Jan Baan, dont sa société Baan qui fût un temps l'un des ténors du secteur de l'ERP, a publié la version 4.1 de sa plate-forme, Business Operations Platform. Ce spécialiste du marché du BPM (Business Process Management), qui entend bien contre-carrer les plans bien huilés des acteurs du marché, donnait, grâce à cette nouvelle mouture, une illustration de son positionnement sur un segment en proie à une certaine concentration. Sans aucun doute, le jeune Cordys entend tout miser sur son approche très intégrée, sur sa proximité native avec le Cloud, sur une offre Paas qui séduit les professionnels du Saas… et bien sûr sur sa jeunesse.

Car Cordys, s'il bénéficie de la maturité de son fondateur Jan Baan, reste aujourd'hui une petite structure. Installée en France depuis février 2011 - Jean-Philippe Kalfon et Laurent Chailley s'occupent du bureau hexagonal -, la société a réalisé 35 millions d'euros de CA en 2010, nous confirmait son CEO, Per Jonsson, à l'occasion de Cordial, sa conférence utilisateur qui se déroulait début septembre. Rappelant que Cordys n'était pour l'heure pas rentable, et à la recherche de partenaires. Il ajoutait toutefois que la société comptait pour l'heure quelque 200 clients dans le monde et gagnait 40 clients par trimestre.

BOP 4.1 servira donc de levier pour adresser le marché. Cette plate-forme forme le noyau dur de Cordys. Très intégrée - l'une des forces de Cordys -  elle combine alors trois technologies clé pour les entreprises : une couche intégration couplée à une option de MDM (Master Data Management), une couche BPM où l'on retrouve notamment la gestion des règles et un module de BAM (Business Activity Monitoring), puis une couche développement d'applications composite (CAF - Composite Application Platform). Le tout proposé dans un format on-premise, mais également Cloud, un environnement pris en compte dès la conception de la solution, nous a expliquait Jean-Philippe Kalfon lors de Cordial 2011.

Jan Baan (en photo) quant à lui mise sur cette intégration globale pour venir titiller le marché. Car  Cordys simg 0728e positionne comme une solution qui se connecte aux SI dits Legacy pour en étendre les capacités de gestion de processus, mais également pour leur donner une passerelle vers le Cloud, sans avoir à redévelopper "from scratch" les applications. "Reconstuire une plate-forme dans son intégralité dans un unique environnement, partir d'un monde legacy d'une base de code unique prend du temps", a-t-déclaré dans son discours d'inauguration de Cordial 2011. Une approche originale, donc, couplée à des possibilités dites sociales et collaboratives - des ajouts apportés par la version 4.1.

Pour Eric Prévost, conseiller en technologies, en charge de la ligne de services BPM France chez Capgemini, c'est justement cette approche "boite à outils" qui constitue l'une des évolutions des solutions du marché du BPM. Outre la nécessité de proposer des outils d'intégrations rapides au SI - ce que fait Cordys avec son socle SOA -, les plates-formes de BPM doivent également proposer une "concentration de la gestion des flux dans l'activité de BPM" (comme par exemple le Case Management - un autre point fort de Cordys, remarqué notamment par Forrester). Bref, une approche intégrée pour gagner en agilité et proposer "une réponse rapide" à la mise en place de processus.

Le Cloud en fil rouge


La conférence utilisateur du groupe a également été l'occasion de constater le poids du Cloud dans l'offre de Cordys. Le groupe a ainsi annoncé un accord clé avec le Japonais Fujitsu dans le cadre duquel les outils Cordys - BOP (dès sa version 4.1) et Process Factory (l'outil de développement d'applications composites dans le cloud) - intégraient le portefeuille de services associé à Global Cloud Platform. Ce partenariat prévoit que Fujitsu revende et distribue les solutions de Cordys, à la fois Cloud et on-premise - dans le but de connecter les SI au Cloud, nuance le groupe. A terme, Cordys jouera le rôle de Paas de la plate-forme Cloud de Fujitsu.

Mais ce n'est pas tout. Ce positionnement Cloud, on le retrouve également dans Process Factory. La plate-forme de développement d'applications composites a récemment séduit l'équipementier automobile Valeo pour enrichir son implémentation des Google Apps de possibilités de création de workflow - auprès de 30 000 utilisateurs. Un cas d'utilisateur que Cordys agite fortement aux yeux du marché, tant la proximité avec les très tendances Google Apps est clé pour l'éditeur. Pour Laurent Lasser, co-fondateur de Revevol, revendeur des Google Apps en France qui a participé à l'intégration de Cordys chez Valeo, l'intérêt du Hollandais tient notamment dans sa facilité de modélisation des processus. "L'écriture du processus peut être réalisé par quelqu'un de métier. Le IT vient ensuite connecter le service soit au Google Apps soit à des Web services de l'entreprise ou encore à du Salesforce. Mais le processus est dessiné par les utilisateurs", nous explique-t-il, lors d'un entretien sur Cordial 2011. Ce qui en effet correspond à l'approche fournie par les Google Apps.

Il met également en avant les possibilités d'intégration du couple BOP - Process Factory pour les grandes entreprises : "L'avantage de Cordys pour les grands entreprises, c'est que certaines vont faire le choix d'aller sur la Process Factory, la version Saas et allégée de Cordys. Il existe ainsi une possibilité pour les grandes entreprises d'installer BOP en interne et de s'en servir comme interface pour s'intégrer avec toutes les applications de l'entreprise et de publier les web Services alors exposés par la Process Factory. Cela donne de la flexibilité."

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Commentaire

Pertinence du commentaire : 3
Par Jean-Pierre
 Le 26/11/2011 à 15:42
Bon article, mais pourquoi ne pas parler des acteurs français du marché du BPM comme <a href="http://www.bonitasoft.com/">BonitaSoft? </a>
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Pertinence du commentaire : 2
Par Vlad
 Le 28/11/2011 à 13:56
Le BPM sert à rien aujourd'hui il aurait dû devenir un profile UML afin de garder un cycle de modèlisation continue du requirement au déploiment et non pas d'avoir un morcellement du système d'information. Aujou'd'hui on a des dizaine de modèles (UML, BPM, SysML etc...)de partout dans les entreprises avec autant de complexité inutile et non productive. Pire encore c'est moins puissant que de le faire à la main.

Allez vite mettez le BPM en couche très très basse et qu'on en parle plus :-)
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