TMA : l'offshore grignote la croissance 

Le 09 septembre 2008 (15:17) - par Reynald Fléchaux

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Rubriques : Développement, maintenance et recette - Offshore Tags : capgemini - atos - ibm - externalisation - sopra - logica - tma

Le marché de la TMA est florissant et devrait le rester, l'externalisation de la maintenance répondant aux attentes d'optimisation budgétaire des donneurs d'ordre. Mais c'est aussi une activité fortement exposée à l'offshore. Une phénomène qui va freiner la croissance de ce segment dans les années qui viennent.

Un marché qui a connu des taux de croissance compris entre 10 et 14 % ces dernières années et qui pèse 7,5 % du marché des services informatiques dans l'Hexagone. Tel est le paysage dépeint par Pierre Audoin Consultants (PAC), ce matin à l'occasion d'une conférence sur le sujet organisée par IBM. "Année après année, la part de la TMA (tierce maintenance applicative) grossit de 0,5 point dans le marché global", explique Elisabeth de Maulde, présidente du cabinet Pierre Audoin Consultants. Au total, en 2007, un marché de 1,7 milliard d'euros, auxquels s'ajoutent environ 445 millions provenant de prestations de maintenance enfouies dans des contrats d'infogérance plus globaux.

Reste que cette belle dynamique, qui a attiré les grands prestataires (notamment Atos-Origin, Capgemini et IBM GS : voir tableau en page 2) et qui compte aussi des spécialistes (notamment Logica et Sopra), va être émoussée par le phénomène majeur touchant la TMA : l'offshore. PAC prédit ainsi une lente érosion de la croissance de ce marché : elle devrait ainsi passer de 11 % en 2007 à 8,8 % en 2011. "Avec l'offshore, c'est deux ou trois points de croissance qui ne se voient pas du fait de l'effet prix", estime Elisabeth de Maulde, qui prédit toutefois que cette forme d'optimisation des budgets IT va rester dynamique dans les années à venir. Récemment, Michelin a externalisé l'ensemble de la gestion de son patrimoine applicatifs, un contrat découpé en dix lots.

Les Indiens se montrent chez ArcelorMittal

Si l'hypothèse retenue par PAC fait apparaître une toujours confortable croissance du marché, tout dépend en réalité de la vitesse à laquelle les donneurs d'ordre se tourneront vers l'offshore pour leur TMA, et dans quelle proportion. "Pour les acteurs indiens, les TMA constituent un bon moyen de rentrer sur le marché", reconnaît Elisabeth de Maulde. Et on sait que pénétrer le marché hexagonal fait aujourd'hui partie de leurs priorités. Le contrat d'ArcelorMittal avec trois consortiums comportant chacun un prestataire indien en témoigne.

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