Au vu des résultats du premier trimestre de Capgemini, la situation que traverse la première SSII française reste conforme aux attentes du groupe lors de l'annonce des résultats annuels en février dernier. A 2,2 milliards d'euros, le chiffre d'affaires enregistre une légère progression de 0,9 % sur un an. Retraité en tenant compte des variations de taux de change et de périmètre, l'activité se contracte d'un petit 0,3 %. Rappelons que le groupe avait prévu pour son premier semestre un chiffre d'affaires en décroissance de 2 % et une marge opérationnelle de 6,5 % au pire. Des objectifs confirmés aujourd'hui.
Cette résistance au premier trimestre permet même à Paul Hermelin de s'enhardir : après s'être refusé à donner des prévisions sur l'année entière en février dernier, le directeur général du groupe a précisé travailler sur un scénario central de 2 % de baisse de l'activité sur l'année. "Du fait des incertitudes qui demeurent sur le quatrième trimestre, ce 2 % doit être considéré comme le milieu d'une fourchette, entre un cas le plus favorable à -0,5 % et un cas défavorable à -3,5 %", a précisé Paul Hermelin, cité par l'AFP.
Sogeti : le moteur de la croissance s'enraye
La stabilité de Capgemini au premier trimestre s'explique par la progression de l'infogérance (+ 1,1%) et la résistance de l'intégration de systèmes (+ 0,4 %). Moteur de la croissance du groupe ces dernières années, Sogeti, le spécialiste des services de proximité, vit à l'inverse assez brutalement le retournement de la conjoncture. Sur les trois premiers mois de l'année, il accuse un recul de 0,7 %. Alors que la filiale spécialisée dans les services de proximité enregistrait encore plus de 9 % de croissance sur 2008 (4,2 % en fin d'année). Sans surprise, le conseil est durement affecté, avec un recul approchant les 10 %. En février, Capgemini s'attendait à seulement 7 % de contraction de cette activité sur le début d'année.
Arrivée de Bernard Liautaud, ex-BO, au conseil d'administration
Par pays, la France affiche une contraction de 0,8 %, tandis que la région Amérique du Nord, qui a déjà connu de sérieuses difficultés par le passé, dévisse de près de 7 %. De façon surprenante, Capgemini réalise en revanche une très bonne performance au Royaume-Uni, pourtant durement touché par la crise (+ 7 %).
Signalons enfin que Capgemini fait rentrer à son conseil d'administration deux nouveaux membres, dont Bernard Liautaud, le co-fondateur de Business Objects aujourd'hui associé au sein de la société de capital risque Balderton Capital Management.















