Pour ce qui concerne BIOS, qui outre Access Commerce reposera sur un outil de billing d'Oracle, une première mise en production importante devrait intervenir fin 2009, pour la gestion des offres prépayées, des forfaits bloqués et de l'ADSL. "Cette étape validera l'architecture technique cible complète, notamment les interfaces, explique Guillaume Gorge. C'est en effet un gros projet d'intégration." Le DSI insiste sur sa volonté de progresser par étapes, pour "éviter des phases de plus de 24 mois". Certainement le fruit des leçons apprises lors de NSI. Idem pour le pilotage du projet : "nous ne voulons pas faire ce projet dans un mode MOA/MOE. Les projets d'une telle taille doivent partir d'une remise en question des processus métier", explique le DSI. BIOS est donc piloté par un responsable unique, qui a reçu son mandat du comité exécutif du groupe.
En parallèle d'une réflexion sur les TMA
Avec ce projet, SFR entend améliorer sa capacité à lancer rapidement de nouvelles offres et aussi à mieux les cibler en fonction des différents profils de sa clientèle. "Aujourd'hui, à chaque fois qu'on lance une offre, on est obligé d'effectuer des paramétrages dans trois systèmes", explique Guillaume Gorge. Ce qui génère bien sûr des erreurs, donc des corrections. "L'absence de référentiel des offres nous coûte au final très cher, directement et indirectement", indique-t-il. En dehors de ce besoin de flexibilité, l'opérateur vise aussi à offrir le même accès à son catalogue d'offres depuis ses trois canaux de relation avec la clientèle (les boutiques, le centre d'appel et le Web). Une évolution logique, selon Guillaume Gorge, pour qui le métier de l'opérateur est en train de muter vers la fidélisation de la base installée.
Ce chantier de refonte gigantesque - que SFR se refuse à chiffrer - s'accompagne d'une redéfinition complète de la politique de maintenance applicative de l'opérateur. Selon Les Echos, l'opérateur a lancé en début d'année un appel d'offres d'une centaine de millions d'euros par an visant à rationaliser son panel de fournisseurs. Et à faire appel massivement à des prestations offshore en Inde. Avec pour objectif de ne conserver que trois à cinq prestataires à la mi-2009.







Par Lalit Rao







