Atos. Dans la moyenne uniquement du fait de l'inertie du premier trimestre. Après avoir progressé de 5,9 % au premier trimestre, la SSII dirigée par Philippe Germond - et à l'actionnariat stabilisé par l'entrée au capital du fonds PAI Partners en juin - a confirmé son retour en forme, avec une croissance de 7,7 % (sur le périmètre excluant les activités en cours de cession). Sur l'ensemble du premier semestre, la SSII voit son activité progresser de 6,4 % (6,8 % sur le futur périmètre), pour un chiffre d'affaires total de 2,86 milliards d'euros. La marge reste en dessous de celle des concurrents, à 4,5 %. Le résultat net atteint 125 millions d'euros.
Logica. Avec 444,6 millions d'euros, Logica France, l'ex Unilog, enregistre une solide croissance de 7 % de son activité au cours du premier semestre. Ce qui témoigne d'une accélération sérieuse au deuxième trimestre ; lors des trois premiers mois de l'année l'ex Unilog s'étant contenté d'un poussif 4 %. Au cours de ce semestre, la marge opérationnelle s'établit à 7,3 %, contre 7,7 % un an plus tôt. Un recul qui s'explique par le recours accru à la sous-traitance. Un choix assumé, qui amènerait de la flexibilité à la SSII en cas de retournement de marché. Au niveau du groupe dans son ensemble, le chiffre d'affaires semestriel ressort à 2,22 milliards d'euros, en hausse de 6 % à périmètre comparable.
3) Les convalescents
GFI. Là encore, GFI a fait mieux en France au second trimestre qu'au premier : la progression des ventes ayant atteint 8,3 % (contre 7,1 % au premier trimestre). Toutefois, au niveau du groupe, la SSII reste pénalisée par des déconvenues rencontrées en Espagne, en Europe du Nord et surtout en Italie. Sur le premier semestre 2008, GFI a dégagé un chiffre d'affaires de 377,9 millions, en hausse de 13,8 %. Mais la croissance organique n'est que de 3,2 %, du fait du recul des activités à l'international (- 3,6 %). Le bénéfice s'élève à 10,5 millions d'euros, en hausse de près de 8 % sur un an. Par contre, la marge opérationnelle retombe à 6 %, contre 6,3 % un an plus tôt. Le groupe maintient les objectifs de son plan 2010 : un milliard d'euros de chiffre d'affaires et une rentabilité au-delà de 9 %.
Steria. Décroissance des activités en France, revers en Angleterre : Steria a connu une semestre "de transition" du fait des transformations induites par l'absorption de Xansa, mais la direction promet que cet épisode appartient désormais au passé. Au niveau du groupe, le chiffre d'affaires s'établit à 878,7 millions d'euros, en croissance de 35,6 %. Une progression qui résulte entièrement de l'intégration de Xansa, SSII britannique très présente en Inde rachetée en octobre 2007. A périmètre constant, le chiffre d'affaires recule de 0,5 %. La marge atteint 7,1 %, en progression de 0,8 points. François Enaud, le Pdg, se dit "serein pour la fin 2008 et le début 2009", avec, en France, une croissance de l'activité au moins égale au marché. Et une marge voisine de 8 % sur l'ensemble de l'année.















