GFI. Une croissance organique de 5,5 %, et même de 6,5 % en France. Avec 180,6 millions d'euros, GFI signe un troisième trimestre solide, montrant même une amélioration de la situation dans des pays où le groupe a connu des difficultés, comme l'Italie ou l'Espagne. Jacques Tordjman, le Pdg, se dit donc « confiant dans notre capacité à atteindre nos objectifs de croissance du chiffre d'affaires et d'amélioration du résultat opérationnel sur l'année 2008 ». Rappelons que la SSII vise, pour 2010, un milliard d'euros de chiffre d'affaires et une rentabilité au-delà de 9 %. Toutefois, dans son communiqué, GFI souligne les incertitudes entourant la demande en provenance de secteurs comme la banque, l'industrie et le tourisme.
Logica. 6 % de croissance en France. Au troisième trimestre, l'ex Unilog fait un peu moins bien qu'au premier semestre. Et reste en deçà du niveau enregistré par le groupe (+ 7 %). La filiale hexagonale totalise sur les trois mois un chiffre d'affaires très proche de 200 millions d'euros. Une bonne partie de la progression de ce dernier (90 %) provient de la mise en route du contrat d'outsourcing applicatif de Michelin. Logica souligne la bonne résistance de secteurs dits défensifs, comme l'énergie ou les services publics.
Atos-Origin. Une croissance qui ralentit (à 5,3 % contre 6,4 % au premier semestre), pour un chiffre d'affaires de 1 329 millions d'euros. Les chiffres annoncés par Atos-Origin confirme le redressement du conseil (+ 11,2 %) et la bonne tenue de l'intégration de systèmes (+ 5,2 %). Par contre, le groupe enregistre quelques difficultés dans son activité infogérance, notamment aux Pays-Bas et en Allemagne. En France, la croissance globale dépasse les 6 %.
Le groupe a confirmé son objectif de croissance du chiffre d'affaires 2008 (+ 5 %). Par contre, les objectifs de marge ne seront tenus que sur 95 % du périmètre du groupe "excluant les géographies non stratégiques en cours de cession", a révélé la société. "Les géographies non stratégiques connaîtront une légère perte opérationnelle en 2008", précise Atos-Origin dans son communiqué.
Ces premières difficultés - encore circonscrites - ont suffi à justifier le départ du président du directoire, Philippe Germond, remplacé par l'ex ministre Thierry Breton. Une façon pour les fonds d'investissement présents dans le capital de la SSII de régler leurs différends avec Philippe Germond après la rocambolesque assemblée générale de mai dernier.
3) Les convalescents
Steria. Après avoir tardé à digérer Xansa (avec notamment des reports de contrat en Grande-Bretagne) et avoir peiné à transformer ses activités en France, Steria se porte mieux. Juste à temps pour affronter la crise. Pour son troisième trimestre 2008, la SSII a enregistré un chiffre d'affaires de 427,7 millions d'euros ainsi qu'une croissance organique de 3,9 %. Là où au trimestre précédent, elle affichait un recul de 0,6%. Ce léger mieux suit une série de mauvaises nouvelles : recul du chiffre d'affaires, avertissement sur résultat en octobre (avec une marge opérationnelle revue à 7,5 % contre 7,8 % auparavant).
Dans un communiqué, la SSII explique que « ce rebond touche aussi bien les activités de conseil et d’intégration de systèmes (+ 4,9 % à comparer à - 0,4 % sur le premier semestre) que les activités d’infogérance et de Business Process Outsourcing (+ 2,3 % à comparer à - 0,7 % sur le premier semestre) ». Les activités en France connaissent elles aussi le retour à la croissance, avec un bond de + 5,1 %.
Groupe Open. En passe d'intégrer le top 10 des SSII en France, via le rachat des minoritaires de Teamlog et celui du nordiste Sylis, Groupe Open se trouve confronté à la mutation rapide de la demande des entreprises, comme le confirmait récemment dans nos colonnes le co-président du groupe, Guy Mamou-Mani. Principal point à surveiller pour le nouveau groupe : la décroissance rapide de la régie, au coeur des offres des trois structures qui constitueront le groupe. De facto, au troisième trimestre, sur son ancien périmètre, Groupe Open voit sa croissance chuter : avec 45,7 millions d'euros, la SSII ne progresse que de 0,6 %, contre plus de 4 % lors des deux premiers trimestres de l'année.
Une fois Teamlog et Sylis consolidés, Groupe Open pèsera environ 325 millions d'euros annuels et emploiera plus de 4 000 personnes.
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