Même son de cloche chez Amazon. Interrogé par la rédaction, Kay Kinton, porte-parole du groupe, rappelle que « la société, si elle a inclus le feedback client dans ses process, ne propose de SLA que pour son offre S3 (Simple storage service - son service de stokage, ndlr) ». Tout en suggérant à demi-mot que cette garantie est presque inutile car « notre volonté affichée est de proposer une disponibilité permanente à nos clients », d'autant qu' « Amazon.com repose sur ces mêmes services pour son activité et y applique de rigoureux standards de performances ».
Pas d'outils d'audit
Mais cela suffit-il à rassurer le DSI et à le pousser à décentraliser une partie de son SI vers des datacenters détenues par des sociétés tierces ? Selon Philippe Bournhonesque, directeur stratégique logiciel chez IBM France, « l'offre de service de Cloud est encore trop artisanale », avec des outils d'audit et de monitoring réduits à leur plus simple expression. « Le choix des DSI repose encore sur la marque et la société ».

Si la nécessité de proposer des outils de monitoring du nuage n'est pas encore une demande chez les clients, certains éditeurs se sont toutefois penchés sur le problème. Et ont bâti des services (plutôt rudimentaires) qui analyse la météo du Cloud Computing. CloudStatus de l'éditeur Hyperic, pionnier dans l'audit d'infrastructure Web, propose ainsi de prendre le pouls de Google App Engine et des services Web Amazon. Toujours en bêta, ce type de service devrait toutefois faire école. Surtout si le Cloud Computing fait une entrée en force dans les appels d'offres.














