Tendance #5 : Enrichir, pas seulement consommer, l’information : quand les principes du Web 2.0 se mettent au service de la BI
L’enjeu : avec le web 2.0, Internet a évolué d’un modèle de publication centralisé à un réseau social qui permet à chacun de participer, et pas seulement de consommer l’information. Son succès montre l’importance de la demande. Ce type de besoin apparait désormais dans l’entreprise en général, et dans son système de BI en particulier.
Tout d’abord, les systèmes de Business Intelligence doivent fonctionner en mode écriture : les demandes sont multiples selon les populations d’utilisateurs. Certains demandent de pouvoir insérer des commentaires dans les rapports, tableaux de bord, ou dans les bases de données elles-mêmes. D’autre veulent injecter de nouvelles données : budgets, prévisions, simulations, objectifs, informations de tous types non disponibles dans le data warehouse, etc. D’autres enfin veulent enrichir les données de référence sur les clients, les produits, les plans comptables. Bien évidement, ceci ne peut se faire que de manière contrôlée, au travers bien sur d’une couche de gestion de la sécurité, mais aussi en assurant la traçabilité et la piste d’audit des mises à jour. Les outils de planning et de forecasting, de gestion des coûts par activité, ainsi que certains outils de master data management, dits analytiques, deviennent alors des composants centraux d’un data warehouse d’entreprise.
Ensuite, certains utilisateurs souhaitent pouvoir créer par eux-mêmes des applications décisionnelles en assemblant des analyses, sur la base des mêmes principes que les outils dont ils disposent pour créer leurs applications web (on parle de « mash-ups »). Ce nouveau type de demande a donné un sacré coup de vieux aux outils traditionnels de génération de rapports pour donner naissance à une nouvelle génération d’outils de restitution basés sur des interfaces graphiques riches comme la technologie flash.
Un exemple concret de mise en application de cette tendance : Dans cette société d’assurance, le contrôle de gestion est en charge de définir le tableau consolidé pour le reporting au niveau groupe. La collecte automatisée d’information fonctionne désormais parfaitement, mais le problème provient de toutes les informations qui ne sont pas collectées de manière automatique : certaines données de détail, mais aussi et surtout les données de référence pour consolider les chiffres, où mieux les faire « parler ». L’entreprise s’est alors rendu compte que cette fonctionnalité était discriminante dans le choix de ses outils de reporting financiers et ce critère a donc pesé lourd dans le choix de la nouvelle solution. En parallèle, elle met en place un projet de master data management pour harmoniser ses plans de comptes et gérer toutes les données de référence financières. Une des particularités de ce projet est que beaucoup de données doivent être saisies manuellement. Il faut donc organiser cette collecte et en assurer la gouvernance, afin de savoir qui a modifié quelle donnée et quand.














