Tendance #15 : La visualisation des données : enfin du nouveau depuis le macintosh et le tableur ?
L’enjeu : faire parler les chiffres : voilà le rêve de tout un chacun devant son tableur ou ses outils de Business Intelligence. Mais, cela est devenu désormais une frustration : depuis l’invention de la métaphore du bureau par les laboratoires de Xerox, de la feuille de calcul, et des présentations graphiques de type histogrammes ou camemberts, les réelles innovations ont eu bien du mal à s’imposer. Tous les éditeurs d’outils décisionnels proposent pourtant un argumentaire très affuté pour convaincre que leur interface est infiniment plus puissante et facile d’accès que celle de leurs concurrents. Mais, ces innovations sont éphémères, et leurs outils se succèdent sans apporter la réponse finale. Pendant ce temps, les utilisateurs restent divisés : fans d’Excel, adaptes de solutions interactives de navigation dans les données au travers de leur navigateur web, ou supporters d’applications analytiques très packagées pour présenter l’information sous forme de tableau de bord ou de rapports sophistiqués créés au préalable par des spécialistes.
Les utilisateurs attendent bien plus de leurs outils d’aide à la décision en termes d’exploitation de l’information :
- Les outils sont jugés trop complexes, donc difficiles à prendre en main et ou exploiter à plus de 20% de leurs fonctionnalités. Par exemple, mettre en forme une analyse en choisissant le meilleur modèles de visualisation possible, les jeux de couleurs, la mise en forme de libellés et des commentaires et une opération qui est loin d’être à la portée de tous.
- Les modèles de présentation traditionnels sont jugés trop pauvres (présentation tabulaires, graphes et histogrammes…). Ils peinent à donner de sens aux données, par exemple en intégrant automatiquement la dimension temporelle, géographique…
- Les présentations ne sont pas suffisamment interactives. Chaque analyse s’associe à un tableau de bord spécifique. Et plus la couche de présentation est sophistiquée, moins elle laisse de liberté à l’utilisateur pour définir ses propres critères. Sélectionner un plage de valeur et l’appliquer à tout une ensemble de tableau de bord, mettre une information en contexte en l’associant à tout un ensemble d’autres données ou faire une simulation en changeant la valeur de certaines hypothèses, restent des opérations réservées aux initiés.
Une nouvelle génération d’outils est donc attendue. De nouvelles fonctionnalités prometteuses apparaissent actuellement dans certaines offres du marché telles que Advisor, Tibco Spotfire, Qlickview, Tableau Software, SAP BusinessObjects Explorer Xcelsius, IBM Cognos go! Dahsboard, Microstrategy Dynamic Enterprise Dashboards… Leur utilisation reste à ce jour limitée à un petit groupe d’utilisateurs. S’imposeront-elles un jour comme l’interface homme machine par défaut pour restituer les chiffres au même titre que les moteurs de recherche se sont imposés pour restituer les données textuelles et multimédia ?







Par www.osbi.fr







