En conclusion...
Avec des
offres de plus en complètes, avec des leaders potentiels qui sortent du
lot, avec des chevaux de Troyes comme le reporting de masse ou l’ETL,
territoires que les éditeurs traditionnels ne sont pas encore parvenus
à complètement conquérir, l’Open Source a dans ses mains quelques beaux
atouts pour jouer les perturbateurs sur le marché de la Business
Intelligence. Les solutions proposées ont toutefois encore une forte
marge de progression et les améliorations qu'elles doivent amener au
plus vite concernent la partie interface de développement qui reste
assez basique (on trouve à ce niveau de grandes disparités suivant les
outils).
Elles ne devront par ailleurs plus compter sur
l’effet de surprise. Les éditeurs traditionnels ont bien compris la
menace et leur défense est prête : gratuité de certains outils pour
s’installer dans l’entreprise de manière virale (les versions d’entrée
de gamme des bases de données par exemple), bundling de fonctionnalités
(un moteur OLAP, un ETL et un outil de gestion et de diffusion en masse
de rapports en standard dans Microsoft SQLServer par exemple), etc.
De
leur côté, les entreprises ont gagné en maturité vis-à-vis de l’Open
Source. Elles ont compris qu’il s’agissait d’un mode de distribution
particulier, qui n’est pas synonyme de gratuité, et qu’il convient de
bien étudier par rapport au besoin avant d’en tirer des conclusions en
matière de coûts de possession. Au-delà des a priori personnels que
chacun peut avoir vis-à-vis de l’Open Source, elles ont désormais
dépassionné le débat : l’Open Source, pourquoi pas, mais pour peu
qu’elle accompagne la solution BI la mieux adaptée à leurs besoins.
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