Intégrer le paiement mobile NFC et ses mécanismes dans le futur espace de paiement européen unifié. C’est l’objectif final que devront atteindre le GSMA, puissance association mondiale d’opérateurs de téléphonie mobile et le Conseil européen des paiements - qui rassemble les banques - qui début janvier ont ouvert une consultation (PDF) sur les conditions techniques que devront remplir, fabricants, prestataires de services, opérateurs et banques autour du paiement mobile en Europe. Une seconde ébauche devrait venir compléter le document en 2010.
Cette consultation doit définir techniquement comment devront s’articuler les transactions de paiements mobiles, une fois le Sepa, l’espace de paiement européen unifié, en place. La Single Euro Payments Area (Sepa), initiée par le Conseil européen des paiement vise à harmoniser, ainsi que sécuriser, les transactions financières en euro dans tous les pays membres de l’Union. Le secteur bancaire a alors défini de nouvelles règles pour le virement et le prélèvement. Mise en place dans une directive en 2007, la mise en oeuvre devait être effective en 2009. Comme l’explique le site www.sepafrance.fr, la France a programmé le lancement du prélévement Sepa à novembre 2010.
Délimiter les responsabilités dans la chaîne NFC
Il est donc normal que le paiement mobile sans contact reposant sur NFC (Near Field Communications), ainsi que la manne financière qu’il représente en termes de services, soit intégré dans les processus de paiements standard, internes à la zone Sepa.
Le paiement mobile sans contact vise notamment à transformer son téléphone portable (alors équipé d’une puce NFC) en un appareil de paiement, semblable à un portefeuille électronique, par lequel le consommateur pourra effectuer des paiements, réaliser des opérations financières de portables à portables, ou encore s’équiper d’applications bancaires pour tout type de transaction. La consultation lancée par EPC (European Paiments Council) et GSMA vise ainsi à en déterminer le périmètre technique et fonctionnel. Et surtout délimiter les zones de responsabilité à chaque intervenant de la chaîne : le constructeur de la puce, l’opérateur de téléphonie (qui pourra également devenir établissement de paiement), le prestataire de service, le commerçant, la banque et enfin le consommateur. Il s’agit en fait de verrouiller un cadre opérationnel afin de préparer le terrain au développement du paiement mobile.

Pour ce faire, le texte de la consultation définit, pas à pas, comment doivent s’articuler chaque séquence et procédure d’un paiement ou d’un échange financier, de la réalisation d’un paiement, à la gestion du service, en passant par la gestion du cycle de vue d’une application ou d’un terminal, par exemple. Le texte décrit par exemple, par le biais de scenarii, quelle procédure appliquée en cas de terminal perdu ou volé, lorsque le consommateur souhaite changer d’opérateur, ou lorsqu’il souhaite résilier son compte de paiement mobile.




Par laurent






