En France, l'Open Source dit encore une fois merci au secteur public 

Le 26 octobre 2009 (10:05) - par Cyrille Chausson

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Rubriques : Open source - Linux - Editeurs Tags : france - entreprises - opensource - secteur public

Selon la dernière étude de Survey Interactive, sponsorisée par Actuate, l'Open Source est davantage implanté dans le secteur public que dans l'industrie ou les services financiers en France. Face à une montée en puissance du mouvement dans l'hexagone, les entreprises considèrent l'Open Source pour sa gratuité ou la rejette pour ses incompatibilités, le manque de compétences associées disponibles sur le marché ou encore un manque de discernement du support.

Si l'Open Source se porte bien en France, c'est grâce au secteur public, confirme une étude de Survey Interactive, commanditée par Actuate, spécialiste du décisionnel Open Source – et contributeur phare au projet de BI BIRT. Une confirmation d'une tendance ancrée de longue date dans l'hexagone.

Contrairement à l'édition 2008 de l'étude, cette mouture 2009 interroge les décideurs du secteur public et intègre les résultats issus de cette population dans son calcul, livrant une cartographie plus précise de l'état de l'Open Source en France. Et force est de constater que le secteur public et l'administration continuent de constituer le moteur principal de l'Open Source dans l'hexagone.

En moyenne, en 2009, 67 % des personnes interrogées* en France affirment déjà utiliser l'Open Source dans leur organisation. Dans la précédente étude 2008 – qui, rappelons-le, ne prenait pas en compte le secteur public -, cette moyenne n'était que de 42,3 %. En 2009, 74,5 % des organisations du secteur public affirment déjà utiliser l'Open Source, tandis qu'elles sont 63,4 % dans les services financiers et 52,2 % dans l'industrie.

Base de données et OS serveur toujours en tête

Sans surprise, l'Open Source se détache sur ses traditionnels segments autour de l'infrastructure. Les taux d'utilisation montent à 80,3 % dans les bases de données, à 76,1 % dans les OS pour serveurs (comme Linux), à 69,2 % dans les outils de développement (comme Eclipse), et, plus surprenant, à 47,9% dans la sécurité. Autre surprise : la couche middleware, avec seulement 30,8 % de taux d'utilisation, arrive derrière les applications d'entreprise, comme les PGI (44,4 %) et les outils de productivité personnelle (42,7 %). Linux confirme sa progression poussive sur le poste de travail dans les entreprises avec seulement 25,7 %. Devant toutefois la BI Open Source qui n'est utilisée que dans 14,7 % des cas. Notons cependant que ce segment, en plein démarrage, connait une progression rapide, notamment auprès de PME. Gageons que l'édition 2010 de l'étude Actuate – spécialiste de la BI Open Source – montrera des taux d'utilisation en hausse sur ce créneau.

actuate

La gratuité, encore le catalyseur de l'Open Source

Lorsqu'est abordée, la question des facteurs déclencheurs poussant un décideur à se tourner vers l'Open Source (voir ci-dessus), les entreprises tous secteurs confondus mettent largement en avant la gratuité des licences. Crise oblige, c'est ainsi par cette porte que l'Open Source se fraie un chemin dans les entreprises, et ce à 77 % tout de même. Suivent le respect des standards (à 58,3 %), l'ouverture des plates-formes (52 %), le côté « non verrouillé à Microsoft » (44,6 %) et l'adaptabilité (37,7 %). L'accès au code source n'arrive qu'en 6ème position des raisons de l'adoption de l'Open Source en France, bien loin derrière la traditionnelle ritournelle anti-Microsoft.

Un faible pourcentage rejette l'Open Source en bloc

Selon le rapport, les freins à l'Open Source diffèrent selon les secteurs. Pour l'industrie, il s'agit clairement de l'absence de compétences en interne pour réaliser l'implémentation, à 43 %. Des compétences qu'il faut en effet former à l'éco-système de l'Open Source; ce qui rallonge la durée du projet et augmente les coûts opérationnels. Les services financiers quant à eux regrettent l'absence de disponibilité de l'assistance à long terme (51 %), tandis que le secteur public rechigne pour des raisons techniques d'incompatibilités avec les applications et les données en place, à 53,5 %. Des freins qui poussent toutefois un (faible) pourcentage des organisations à rejeter l'Open Source en bloc : elles sont ainsi 12,2 % dans l'industrie, 12,5 % dans les secteurs financiers et un tout petit 1 % dans le secteur public à ne pas surveiller les développements et ne pas avoir de plan d'adoption des technologies libres.

actuate2Enfin, dernière mesure intéressante, lorsqu'une entreprise doit prendre la décision d'achat d'un logiciel, l'Open Source est explicitement envisagé comme une option à 52,3 % en moyenne pour les trois secteurs. Dans 18,2 % des cas, c'est même l'option privilégiée. Seules 6,3 % des entreprises sondées ont mis en place une politique visant à exclure à priori l'Open Source.

* : 1427 cadres issus du secteur public (54,7%), des services financiers (22,9%) et de l'industrie (22,3%). 13 % des personnes interrogées sont françaises.

En complément :

- Télécharger l'étude Actuate Open Source Survey 2009

- La France, championne de l’Open Source aux pieds d’argile

- Open Source : les entreprises adoptent le modèle sans le maîtriser

- Open Source : les entreprises s'inquiètent de la sécurité

- Open World Forum : les DSI avancent encore à l'aveuglette dans l'Open Source

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Par Vlad
 Le 04/11/2009 à 12:11
Disons que pour les serveurs, les bases de données etc... il est logique d'allez vers l'open source car les sommes en jeux sont très très importante.
Par contre pour des outils UML qui demande 1 à 5 licences de modeleurs pour un coût inférieur à 5 000 euro soit moins de 1% du budget de gros projet alors ceci devient ridicule. Le modeleur modélise toute l'application en amont et tout le reste suit. Si on départ on a pas un outil performant alors tout le reste se rallonge et devient pénible. En économisant 1% sur son budget on alourdi de 30 à 50% les coûts afin de rattrapper ce qui n'a pas été fait en phase de modélisation.
L'open source est un réducteur de coup mais parfois il en rajoute, il faut donc bien dissocier quels sont les gros budgets software de ceux qui sont minime mais critique.

Vlad
Omondo
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Pertinence du commentaire : 3
Par Cacatoes
 Le 04/11/2009 à 17:55
Vlad, pouvez vous me vendre un peu plus de votre soupe s'il vous plait?
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