Internet, 25 % de la croissance en France, selon McKinsey 

Le 09 mars 2011 (14:53) - par Cyrille Chausson

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Rubriques : Economie - Web 2.0 - Internet et outils Web Tags : france - internet - etude - McKinsey

25% de la croissance, un quart des emplois créés en France, 3,2% du PIB. Internet, et l’ensemble de sa filière, est aujourd’hui un des moteurs clés de la France, rapporte le cabinet McKinsey dans sa dernière étude. Un secteur qui vient chatouiller les mamelles de l’Hexagone, comme l’agriculture ou les transports, en termes de contribution à l’économie nationale, mais à qui il reste encore une marge de progression pour accentuer sa part du PIB, d’ici 2015.

Le Web est un moteur pour la France, mais il en reste encore sous la pédale. C’est l'une des conclusions que l’on pouvait aujourd’hui retenir à la lecture du dernier rapport du cabinet McKinsey (Impact d’Internet sur l’économie française, téléchargeable sur le site internet-impact.fr), dans lequel il a analysé l’impact de la filière Internet dans l’Hexagone, toutes branches confondues, ainsi que sa contribution dans l’économie nationale. Soutenue par plusieurs grands noms du secteur comme Google, notamment, l’étude a couvert un large périmètre des activités Internet en France en prenant en compte chaque maillon et ses intervenants : des équipements aux services purs comme la publicité en ligne ou le e-commerce, en passant par le segments des FAI.

Et les résultats sont clairs : Internet pèse de plus en plus lourd dans l’économie française. En 15 ans, il est devenu l’un des vecteurs principaux de croissance dans l’Hexagone. “La filière Internet 'pèse' d’ores et déjà davantage que des secteurs clés comme l’énergie, les transports ou l’agriculture, en valeur ajoutée”, constate McKinsey.

L’étude révèle ainsi que, rien qu’en 2009, les activités générées par cette filière Internet ont atteint 60 milliards d’euros, représentant 3,2% du PIB. Surtout, cette progression ne devrait pas stagner, note le cabinet, qui anticipe pour 2010 des revenus de l’ordre de 72 milliards d’euros, soit 3,7% du PIB. Mais ce n’est pas tout. En suivant cette courbe de progression, la contribution d’Internet dans l’économie française pourrait atteindre 129 milliards d’euros en 2015 et compter pour 5,5% du PIB.

pib internet


Internet = 25% de la croissance en France

“Depuis l’an 2000, la contribution d’Internet à la croissance de l’économie française s’est accélérée : 10% au cours des 15 dernières années, 20% sur la période 2005-2009, et 25% entre 2009 et 2010”, note Mc Kinsey dans son rapport. Un rôle de la filière qui s’est donc amplifié et compte aujourd’hui pour un quart de la croissance en France.

Et cela se traduit notamment dans l’emploi. Au total, la filière Internet a créé quelque 1,15 millions emplois (soit 4 % de la population active), soit “un quart du total des créations nettes d’emplois”, note le cabinet. 700 000 emplois directs (des emplois en rapport direct avec Internet, comme dans les SSII ou le développement de logiciels), 300 000 emplois qualifiés “d’indirects” (MC Kinsey cite pour exemple les livreurs des sites de e-commerce), et 150 000 emplois “induits” (issu des achats réalisés dans les réseaux de distribution physiques, mais initiés en ligne). Le cabinet note enfin que 28% de ces emplois ont été directement créés par des pure-players de l’Internet.

Une marge de progression encore possible

Reste que cette part d’Internet dans la paysage économique et social français, doit être nuancée. Et pour cause : en dépit de cette forte contribution dans l’économie héxagonale, Internet pourrait mieux faire, estime le cabinet. Chiffres à l’appui :  si la contribution d’Internet au PIB devrait avoisiner les 129 milliards d’euros en 2015, elle pourrait surtout atteindre les 160 milliards d’euros en 2015, à condition de quelques ajustements, souligne en substance McKinsey. Ajustements valorisés donc à 31 milliards.

Mc Kinsey pointe alors du doigt deux raisons principales. D’abord, un manque d’implication du secteur public. “En 2009, la contribution des dépenses publiques à la filière Internet était deux fois plus faible que la contribution des dépenses publiques à l’ensemble de l’économie”, constate le cabinet. Puis, un faible taux de connectivité des PME françaises qui accumulent un retard en matière de nouvelles technologies par rapport aux voisins européens. Globalement, selon ses propres indicateurs mesurant la connectivité, la France ne serait que dans la moyenne des pays de l’OCDE (17e sur 34).

Tout en rappelant les programmes de l’Etat,  “France Numérique 2012” et le Grand Emprunt notamment, le cabinet souligne que “au regard d’autres pays de l’OCDE, son potentiel pourrait encore être optimisé, et la mise en oeuvre d’une politique volontariste de développement de la filière Internet serait susceptible de démultiplier ses effets bénéfiques sur l’économie française”, note le cabinet dans son rapport.

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Par Loxstarr
 Le 09/03/2011 à 17:49
C'est une commande de Google à McKinsey en réalité (voir le copyright associé).
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Par Cyrille Chausson / LeMagIT
 Le 09/03/2011 à 19:07
@Loxstarr Comme nous le mentionnons dans le premier paragraphe de notre article, Google a bien participé à cette étude. La rapport indique clairement : “cette recherche a été réalisée avec le soutien de Google au cours du dernier trimestre 2010”.
Le copyright quant à lui crédite uniquement McKinsey & Company.
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Par tech
 Le 10/03/2011 à 14:06
et quelle est la contribution de google à l'extension physique Fibre d'un réseau qu'il presse jusqu'à la moelle?
idem pour les yahoo, bing et consors.
ils touche des sommes importantes sur la pub, sans investir dans l'infrastructure.
il pourrait par exemple au moins sponsoriser qui, la connection de tous nos hopitaux, quel autre les universités, et encore les zones industrielles, par exemple. et pourquoi pas allouer une certaine somme pour participer aussi au désenclavement des zones sasn huat débit.
allez les profiteurs du net, participez donc un peu à sa construction.
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Par Pierre Ygrié
 Le 12/03/2011 à 05:23
Croissance ? Vous avez dit « croissance » ? Même dans les territoires ruraux ? sans le réseau ( unique ) de télécommunications de demain qui suppose la création d’un FT
Réseaux coupé d’Orange services ! seule solution à mon avis pour permettre aux territoires ruraux d’accéder à armes égales aux services thd de demain...et à la croissance ! !

Quand je lis la réaction d’un syndicat de FT qui déclare « Si cette séparation fonctionnelle s’opère, la première victime serait la France et ses entreprises » ? le rural que je suis a du mal à comprendre....à moins que je n’aie trop bien compris ?? Pour moi cette séparation ne se fait pas les premières victimes seront les habitants des territoires ruraux ? » Je préfère de loin les positions de l’Avicca selon laquelle la séparation des activités de France Telecom« permettrait d’avancer sur le terrain de la concurrence »et de la Datar qui préconise « un scénario de séparation structurelle de l’opérateur historique, avec remontée de l’Etat au capital de cette entité afin de lui insuffler une logique publique ».

Avec une telle décision les Français et particulièrement les ruraux auraient peut-être enfin trouvé l’ »aménageur numérique » qu’ils cherchent désespérément (http://websdugevaudan.wordpress.com/2011/03/10/thd-rural-cherche-%c2%ab-amenageur-%c2%bb-desesperement/#comments )!


Pour les territoires ruraux où, dans la quasi-totalité des cas, le marché a déjà fait la preuve de sa « défaillance » cette mesure est une « évidence » ! Une mesure « comme il en existe dans la plupart des autres industries de réseaux régulées (avec les scissions EDF/RTE et SNCF/RFF) » n’aurait jamais due être « tabou » jusqu’ici !

A la question de Stéphane Richard « Etait-il opportun d’aborder ce thème maintenant, alors que tout le monde pousse à investir massivement dans les réseaux ? » je répondrai simplement « Investir Où ? » …dans les 3600 premières communes comme vient de s’y engager son entreprise ? et les 36000 autres ? Le simple bon sens montre que nous allons tout droit vers un gouffre numérique si des mesures radicales ne sont pas prises tour de suite !

La couverture du territoire en fibre optique est une opportunité historique d’aménagement équilibré du territoire et de revitalisation des campagnes françaises dont on ne réalise pas assez qu’elles peuvent devenir un atout considérable pour notre pays et pour nos concitoyens en quête de nouvelles façons de vivre ! Aménager un territoire est une mission essentielle de la puissance publique. En l’occurrence qui aura le plus besoin de services électroniques de qualité demain ? Les ruraux pour compenser l’absence ou l’éloignement des services physiques ! Qui, à part un opérateur historiquement bien implanté prendra le risque de fibrer les campagnes ?

Non, décidément, dans les territoires « hors concurrence » comme la Lozère je ne vois pas d’autres solutions que la construction d’un réseau unique par une structure disposant des réseaux du seul opérateur historiquement présent dans le département. Une mesure qui ne serait « opportune » selon Stéphane Richard « que si la situation concurrentielle sur le marché le justifie » ? N’est-ce pas déjà avéré depuis longtemps en zones rurales ? Décidément la langue de bois a encore de beaux jours devant elle ! http://www.youtube.com/watch?v=oNJo-E4MEk8
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