Comme prévu, l’Amilo Mini de Fujitsu
Siemens était au rendez-vous. Les spécifications affichées pour le produit,
sur le stand du constructeur à l’IFA, ne sont pas complètes, mais suffisent à
identifier un produit qui devrait peiner à se différencier de ses concurrents
sur le seul plan technique : processeur Atom, écran 8,9 pouces, disque dur
interne de 60 ou 80 Go, le tout pour environ 400 euros au mois d’octobre. La
spécificité de l’Amilo Mini devrait tenir à des coques amovibles
colorées ; le « truc » de la personnalisation. Mais cela
suffira-t-il à faire oublier des plastiques qui, pour le modèle exposé du
moins, sont très loin d’être flatteurs. Bien moins en tout cas que ceux d’un
X110 de LG ou d’un Medion Akoya Mini, commercialisé depuis peu par Orange en
France.
Mais quelques marques de renom continuent de faire l’impasse
sur le marché des netbooks : Samsung, Toshiba, Sony n’en affichent
toujours pas dans leurs gammes. Chez Samsung, ce pourrait être corrigé d’ici la
fin de l’année, a laissé entendre Hounsoo Kim, vice-président exécutif de la
division Computer Systems du constructeur coréen, lors d’un entretien. Contrairement
à d’autres, Hounsoo Kim ne semble pas craindre de cannibalisation du marché
des portables par celui des netbooks économiques : « je ne le vois
pas comme ça ; j’observe la création d’une nouvelle demande, sur un
segment spécifique. » Pour lui, la différence tient aux usages :
« nous avons enquêté sur les usages de nos clients. L’e-mail, la
messagerie instantanée, le Web, les réseaux sociaux… représentent 70 % de
l’utilisation. Le segment des netbooks convient bien à ce besoin ; la
puissance brute n’est pas requise. »














