Le gouvernement indien peine à lâcher du lest sur les communications chiffrées  

Le 21 juin 2011 (16:15) - par Valery Marchive

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Rubriques : Réseaux et Télécoms - Téléphonie mobile - ToIP / VoIP - Haut débit / Accès Internet - Sécurité - Législation - Inde Tags : google - inde - chiffrement - skype - rim - ecoutes

Si la tension semble retombée entre RIM et le gouvernement indien, ce dernier ne semble pas avoir renoncé pour autant à ses exigences d’écoute légale des services de communication électronique chiffrés. C’est tout juste s’il a mis de l’eau de son vin.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement indien cherche à faire pression sur les éditeurs de services de communication électronique chiffrés - et tout particulièrement RIM - pour obtenir la possibilité de procéder à des écoutes légales sur ces services. Jusqu’à les menacer d’interdiction d’opérer dans le sous-continent. 

Mais voilà, selon l’Economic Times of India, un groupe de responsables du gouvernement indien, réuni la semaine dernière, vient de recommander qu’aucun service ne soit purement et simplement interdit au motif qu’il ne permet pas de procéder à des écoutes. La crainte étant celle des répercutions diplomatiques et commerciales que de telles interdictions pourraient avoir, notamment avec une industrie IT fortement tournée vers l’exportation. Le groupe va même plus loin, recommandant de légaliser le chiffrement 256 bits - au lieu de 40 bits actuellement.

Ce qui ne l’empêche pas de recommander de forcer les opérateurs offrant de tels services chiffrés à installer des serveurs en Inde ou à partager les clés de chiffrement pour permettre les interceptions légales. A plus long terme, le groupe recommande en outre la création d’un «Système Central de Surveillance capable d’intercepter toute forme de service de communication proposé en Inde ». Et même que le pays se dote de capacités d’interception des communications électroniques sans l’accord des fournisseurs de services, avec l’aide d’entreprises locales telles qu’Infosys, TCS, Wipro et TechMahindra. 

Reste que le ministre de l’Intérieur indien et les services du renseignement du pays se sont clairement détachés de ces recommandations. Ce dernier recommande d’ailleurs que les services non déchiffrables par les agences de sécurité indiennes soient purement et simplement bloqués.

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