Dans le détail, l'Afdel propose la création d'une université du logiciel - afin de permettre au secteur de trouver facilement les compétences spécifiques à son activité -, le renforcement des aides à l'innovation, la mise en place d'un mécanisme mieux rodé d'accompagnement des éditeurs à l'international ou encore une clarification de la propriété intellectuelle. Sans surprise, l'association ressort également une des mesures qu'elle défend depuis des mois : la création d'un Small Business Act à la française, permettant de réserver une part de l'achat public aux PME.
Non au 20 % d'Open Source dans les achats publics
Sur le terrain très sensible de l'Open Source (l'Afdel s'étant créé entre autres pour contrebalancer la position vue comme pro-logiciel libre de Syntec Informatique), l'Afdel réclame la "neutralité de l'état". L'organisation affiche son "désaccord" avec une des mesures figurant dans les pistes de réflexion présentées par Eric Besson en amont des Assises du numérique : réserver 20 % de l'achat public à l'Open Source. "Nous ne considérons pas que le logiciel libre soit plus à défendre qu'un autre modèle, précise le délégué général. Cette proposition vient du rapport Attali. Et Jacques Attali lui même nous a dit que ce point avait échappé à sa vigilance".
En finir avec le saupoudrage
Au final, le cocktail de mesures imaginées par l'Afdel s'inscrit dans la lignée des politiques suivies par les gouvernements qui se sont succédés depuis plusieurs années. Sans que le secteur ne connaisse réellement un boom spectaculaire. "Jusqu'à présent on a pratiqué la politique du compte-gouttes, plaide Loïc Rivière. L'Afdel appelle à faire du logiciel une priorité nationale."















