Des risques potentiels pour l’activité des entreprises
Yann Genetay, président d’Ipnotic Telecom, ne se sent pas vraiment concerné : « pour les entreprises, les blocages semblent hors de propos », même si, dans le cas de restrictions sur des accès grand public, « cela peut compliquer la vie des travailleurs nomades. » Nicolas Aubé, président de l’opérateur Céleste, relève néanmoins que d’éventuels blocage sur le tunneling ou le chiffrement seraient très handicapants : « on a besoin d’une certaine liberté pour les entreprises. Il ne faut pas que l’on nous empêche de fournir ce type de service. »
Mais Nicolas Aubé ne cache pas son affinité avec le projet de charte. Selon lui, « les fournisseurs d’accès à Internet ne sont pas assez responsables. Ils laissent faire tout et n’importe quoi. » Pour lui, notamment, les autorités judiciaires « doivent pouvoir faire des écoutes sur Internet. » Mais Nicolas Aubé n’en relève pas moins les limites du projet actuel : « on a besoin de savoir clairement ce qui peut être imposé aux fournisseurs et aux clients. » Le filtrage de ports, « c’est difficile mais jouable. » Mais l’archivage des logs, « c’est quoi ? les logs de connexion ou les logs DNS ? Dans ce second cas, ce serait colossal comme masse de données. »
Quant au coût des mesures, le président de Céleste ne semble pas trop s’en inquiéter : « je comprends que cela soit un problème pour les fournisseurs grand public ; mais sur le marché entreprises, on peut le répercuter sur les clients. » Reste à savoir s’ils apprécieront.















