Greenpeace ou la méthodologie incorrecte de l'écologiquement correct 

Le 05 mars 2008 (21:09) - par Valery Marchive

Imprimer Envoyer par e-mail

Rubriques : Business Tags : greenit - mobilite

Ce mercredi 5 mars au matin, Greenpeace a distribué bons et mauvais points à une partie de l’industrie des nouvelles technologies. Mais la méthodologie employée par l’association pour effectuer son enquête ne manque pas de soulever de nombreuses questions. Les chiffres sont saisissants : la meilleure note ne dépasse pas 5,3/10 ; elle est obtenue par le téléphone mobile T650i de Sony Ericsson.

Ce mercredi 5 mars au matin, Greenpeace a distribué bons et mauvais points à une partie de l’industrie des nouvelles technologies. Mais la méthodologie employée par l’association pour effectuer son enquête ne manque pas de soulever de nombreuses questions.

greenpeace cebit2008

Les chiffres sont saisissants : la meilleure note ne dépasse pas 5,3/10 ; elle est obtenue par le téléphone mobile T650i de Sony Ericsson. Sony, avec son ultra-portable TZ11 n’est pas loin derrière à 5,29/10. A peine supérieures à la moyenne, ces notes servent bien la communication de Greenpeace : tous les industriels s’étant soumis à l’enquête passent pour des cancres.

L'enquête se limite aux volontaires

Et c’est bien là le premier point sur lequel l’enquête de Greenpeace sur la qualité écologique des produits High-Tech mérite d’être questionnée : l’association a sollicité les entreprises – 14 pour être précis, des « brand leaders » à forte influence sur le marché – pour qu’elles se prêtent à son enquête, sur la base du volontariat, avec les produits de leur choix à raison de trois au maximum pour chaque catégorie – ordinateurs de bureau, portables, téléphones mobiles, assistants personnels électroniques. Pas question, donc, de prendre le moindre constructeur au dépourvu, et tant pis si les produits volontairement mis à l’index n’était pas forcément les plus vendus. En outre, Greenpeace renonce ainsi à s'intéresser aux produits des constructeurs qui refusent de jouer son jeu, à l'instar d'Acer, Apple, Asus, Microsoft ou encore Nintendo, pour ne citer qu'eux. La représentativité des résultats produits par l'association en prend un coup.

Pire, l’association s’est essentiellement appuyée sur des informations techniques fournies par les constructeurs eux-mêmes. Questionnée pendant la conférence de presse sur le contrôle de ces informations, relatives notamment aux produits employés pour le construction des appareils, l’association s’est contenté d’évoquer des « procédures » sans en préciser l’étendue ni la nature. Un second mauvais point pour qui veut en distribuer.

L'absence d'approche globale chez les constructeurs

Reste que pour Greenpeace, l’essentiel n’est pas là. Son but, avec cette enquête, est de montrer qu’aucun industriel n’approche la question de la responsabilité écologique de manière holistique, considérant aussi bien le coût environnemental de la fabrication, que celui du recyclage ou encore de l’utilisation des produits. En outre, pour relativiser la portée de ses notations, Greenpeace précise qu’un constructeur se contentant de respecter les réglementations en vigueur, à commencer par la directive européenne sur les substances toxiques (RoHS), ne peut pas obtenir plus de la moyenne.

Le message de l’association est donc simple : il faut aller plus loin, bien au-delà des réglementations et des normes en vigueur, et surtout éviter de profiter de leurs exceptions légales. Reste à savoir si cette distribution de bons et mauvais points à la pertinence douteuse ne nuira pas à la diffusion d’un message qui ne manque pas de sens.

livres blancs avec LesSourcesIT.fr

Sécuriser les terminaux mobiles des utilisateurs dans l’entreprise

Les appareils mobiles, tels que les smartphones et les tablettes tactiles, permettent à un nombre croissant d’employ…


L’efficacité opérationnelle et la réduction des coûts grâce à une approche intégrée de la veille sécuritaire

La mise en place d’un programme de veille sécuritaire efficace au sein d’une organisation n’est pas à prendre à…

vues 850 lectures commentaire 3 commentaire(s) recommandation notez cet article
2

Réagissez à cet article

Votre Pseudo

Commentaire

Pertinence du commentaire : 3
Par LeMagIT » Archives » Au CeBIT, le « Green IT » reste un vœu pieu
 Le 07/03/2008 à 17:58
[...] » mise en avant par ses organisateurs. Au-delà des critiques de Greenpeace – justes, malgré une méthodologie discutable –, les illustrations concrètes d’une émergence de prise de conscience [...]
Noter ce commentaire
Pertinence du commentaire : 3
Par LeMagIT » Archives » Bilan : Un CeBIT 2008 tout en contrastes
 Le 10/03/2008 à 11:33
[...] Greenpeace ou la méthodologie incorrecte de l’écologiquement correct [...]
Noter ce commentaire
Pertinence du commentaire : 3
Par CeBIT 2008, un vrai challenge at Casualtek
 Le 12/03/2008 à 10:17
[...] Greenpeace ou la méthodologie incorrecte de l’écologiquement correct [...]
Noter ce commentaire
publicité
publicité
Les dossiers du MagIT

Les économies de stockage à travers une architecture unifiée


Beaucoup d’organisations ont fait le choix du stockage « unifié » à travers les systèmes Multiprotocol storage systems (MPS). Avec la croissance exponentielle du nombre de d…

Virtualisation : bénéfices, défis et solutions


Alors qu’il existe différentes voies en matière de virtualisation ce document se concentre sur 3 approches : serveurs, postes de travail et appliances. L’un des motifs de cet…
livres blancs avec LesSourcesIT.fr
Recevez les newsletters du MagIT
L'essentiel IT : L'actu IT au quotidien
événements

TechDays 2012 : développeurs et projets en avant

1 2 3 4 5   
Click Here