Big Blue et Google ne sont pas les seuls à s'intéresser aux sujets du Cloud Computing et de la fourniture de capacité informatique à la demande. Amazon propose déjà un tel service avec EC2 (Elastic Computing Cloud) et plusieurs autres géants de l'informatique et des télécoms travaillent sur le sujet. Depuis deux ans, Sun fournit de la puissance de calcul à la demande à plusieurs clients avec son service Sun Grid (1$ par CPU et par heure). A plusieurs reprises, le constructeur a également indiqué son intention de fournir à l'avenir des services de type Cloud Computing.
Des architectures à revoir
HP, Intel et Yahoo viennent également d'annoncer une collaboration autour du Cloud Computing. Les trois partenaires vont construire une grille de test qui comprendra entre 1 000 et 4 000 cœurs processeurs répartis dans trois datacenters à Singapour, dans l'Illinois et à Karlsruhe, en Allemagne. Et c'est sans compter sur les géants des télécoms et de l'hébergement, comme AT&T, Equant, BT…
Reste qu'il y a un pas entre informatique à la demande, ce que de nombreux fournisseurs proposent, et Cloud Computing. Ce dernier suppose en effet une refonte en profondeur de la façon dont les applications sont conçues. Les applications en nuage sont en général "multi-tenant", ce qui signifie qu'une même instance applicative peut être utilisée simultanément par plusieurs clients tout en préservant l'intégrité et la sécurité des données de chacun. Un principe inauguré par les pionniers du Saas comme Salesforce ou Amazon.
Nuages et brouillard
Ces applications sont conçues pour fonctionner sur une grille de ressources virtualisées (sécurité, serveurs, stockage et réseau) et sont en général basées sur une architecture orientée service qui minimise les risques de pannes. Autant dire qu'on est loin de la réalité applicative actuelle et qu'il faudra encore pas mal d'années de recherche et de développement pour faire du "vrai" Cloud Computing".
Entretemps, les entreprises - à commencer par leur DSI - devront apprendre à séparer le bon grain de l'ivraie. Notamment à détecter ce qui relève vraiment du Cloud Computing et ce qui reste de la plus traditionnelle fourniture de ressources informatique à la demande. Le tout au milieu d'un opaque brouillard marketing.















