Wilfrid Guerit, IBM Global Services : “les outils de BI sont très complets, mais cela ne suffit pas” 

Le 15 mai 2009 (09:30) - par David Castaneira

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Rubriques : Outils décisionnels et analytiques - SSII Tags : ibm - decisionnel - services - bi

Mouvement majeur chez IBM Global Services. Une nouvelle division – la première depuis l’intégration de PwC – est créée, 100% dédiée à la Business Intelligence. Une manière de tirer par les services un portefeuille devenu conséquent depuis les rachats de Cognos et d’Ilog. Wilfrid Guerit, directeur des activités de services CRM & BI chez IBM Global Services, revient sur les enjeux de cette annonce et sur sa portée dans l'Hexagone.

guerit ibm 130509Dans quelle stratégie s’inscrit la création de cette division consacrée à la BI ?

Wilfrid Guerit : La création de la division Business Analytics and Optimization Services (BAO) correspond pour nous à un changement majeur. Le décisionnel a 20 ans et les outils sont à maturité avec des machines qui permettent l’exploitation en temps réel, la mise en place du reporting et de l’analyse pour creuser les données. Les outils sont donc très complets, mais cela s’avère insuffisant. Dans la dernière étude d’IBM auprès des dirigeants, on s’est rendu compte que 30 % des décisions étaient prises sur la base de leurs intuitions. C’est un taux d’autant plus important que bien souvent l’information existe. Le problème réside dans sa remontée, mais surtout dans son exploitation. On passe trop de temps à chercher, il faut donc ajouter de l’intelligence. C’est à ce niveau que l’approche globale inhérente à BAO est indispensable pour donner du sens et transformer l’information en modalité d’action. L’important pour l’utilisateur, c’est comment donner du sens à sa donnée pour prendre la bonne décision rapidement.

Concrètement, sur quelles équipes reposera l’entité ?

W.G. : L’idée consiste à regrouper tout notre savoir-faire en BI et à aller puiser au niveau mondial dans le réseau IBM. Au-delà de l’activité purement logicielle autour de Cognos et d’Ilog, nous pourrons mobiliser l’ensemble des ressources du groupe et utiliser tous les développements spécifiques réalisés sur des projets IBM. Au total, 4 000 consultants seront concernés dans le monde entier et intégreront BAO. Cela représente 8 % des effectifs d’IBM Global Services. En France, nous sommes en train de définir les contours de la structure qui devrait être annoncée d’ici quelques semaines. Le nombre de consultants concernés sera important.

Avec le rachat par IBM, la marque Cognos a perdu en visibilité. Comment se passe désormais l’approche d’IBM sur le segment décisionnel ?

 
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Notre article sur la stratégie BI d'IBM
 

W.G. : Comme je l’ai dit, l’idée est d’ajouter de l’intelligence aux outils afin de résoudre au plus près les problèmes concrets des utilisateurs. Les consultants de BAO apporteront une réflexion sur l’information elle-même afin d’améliorer la réponse sur des besoins fins. L’approche sera globale et permettra de gérer les problèmes de bout en bout avec les dimensions métiers, mais également technologique et algorithmique. Sur ce dernier point, on pourra s’appuyer sur la puissance du groupe en matière de R&D. En 2008, IBM a investi 6 milliards de dollars dans la recherche et déposé plus de 4 000 brevets. Surtout, cet effort est très orienté vers le client et 10 % de ces brevets sont d’ailleurs développés avec les clients. La possibilité d’accéder à la R&D d’IBM est l’un des points essentiels de la constitution de BAO.

Aujourd’hui les produits sont tous extrêmement bons et donc peu différenciant. Ce qui l’est beaucoup plus, c’est de pouvoir trouver des solutions très ponctuelles face aux besoins des clients et également la capacité à gérer l’information et à la rendre efficace pour optimiser les actions de l’entreprise. Avec BAO, nous avons donc choisi de packager près d’une centaine d’offres de services autour de trois axes liés à la finalité du processus décisionnel : la gestion proactive des risques – notamment pour le secteur de la finance - ; la gestion des coûts – clé en période de crise - ; et enfin la gestion et l’analyse de la « valeur clients », c’est-à-dire comment tirer le meilleur parti des informations sur les clients. Ces différents packages seront bien sûr enrichis localement et, pour ce qui concerne la France, les offres devraient être prêtes dans quelques semaines.

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