500 Rs, c’est le prix auquel le gouvernement indien indique
vouloir proposer un ordinateur portable à très bas coût à la jeunesse du
sous-continent afin d’aider à son éducation. Ce projet, lancé depuis 2007, n’en
finit pas de susciter les interrogations. Selon Deepak Shikarpur, président du
comité IT de la chambre du commerce, de l’industrie et de l’agriculture, de
l’état indien du Maharastra (Mumbai), et président de l’association indienne
pour l’informatique (Computer Society of India), le gouvernement indien entend
bien proposer un ordinateur portable à 500 Rs, soit environ 8 euros, d’ici six
mois. Un authentique portable complet avec mémoire vive, écran, clavier, et
interface WiFi. Avec un bémol : en l’état, le projet n’en est encore qu’à
l’état du concept, difficile à concrétiser de surcroît. Mais pour Deepak
Shikarpur, une chose est claire : il est bien question que l’Inde
subventionne fortement ce portable afin d’atteindre le prix de 500 Rs pour le
client final. Nos confrères indiens d’IBN Live ont pu voir un prototype censé
figurer le concept ; une photo reproduite ci-dessus avec leur autorisation.
Ce projet serait évidemment un camouflet pour le XO de
l’OLPC (ci-contre), qui n’en n’a pas vraiment besoin. Mais, selon Times
of India et The Hindu,
le projet indien pourrait être bien loin de l’ordinateur portable annoncé, y
compris par Deepak Shikarpur. Le premier quotidien parle de « pétard
mouillé » pour qualifier ce que le second présente comme un dispositif de
stockage portable très éloigné de l’ordinateur portable et conçu pour seulement
permettre de transporter des données pédagogiques pré-installées sur l’appareil
dans le cadre de projets d’e-learning. Bref, un produit très éloigné de l’image
construite autour d’un important buzz sur Internet.
Mais, quelle que soit la nature réelle du projet du gouvernement indien, c’est sa capacité à se concrétiser qui pose question alors même que ce gouvernement piétine depuis des mois sur l’attribution des licences 3G, tiraillé entre le régulateur télécoms local, le ministre des Télécommunications, et celui des Finances.














