L'Internet des objets et la RFID seront bien au coeur des préoccupations de la France pendant sa présidence de l'Union européenne, qui a débuté le 1er juillet. Pendant six mois, l'Hexagone devra s'attaquer avec plusieurs chantiers qui visent « à définir avec l’ensemble de nos partenaires de l’Union les contours de l’Internet de demain ». D'une main de fer, et avec « force de proposition » comme le déclare Bernard Benhamou, délégué aux usages de l'Internet au ministère de l'Enseignement supérieur, dans une note datée du 10 février dernier.
« L'Internet mobile, la rampe de lancement de l'Internet des objets »
En tête de liste des projets, le développement de l'Internet mobile. Car il constitue, selon Bernard Benhamou, une base saine pour l'Internet des objets, ce monde dans lequel chaque objet sera relié et connecté par une puce radio-fréquence RFID à un réseau mondial d'interconnexion. L'organisme international EPC Global en a notamment posé les jalons techniques dans le domaine de la logistique et dans celui de la traçabilité.
Terrain fertile, le marché mobile en Europe connait le plus forte croissance mondiale. Le téléphone portable étant ainsi bien implanté, il convient alors de préparer le terrain « à l'apparition de services payants » et de favoriser l'adoption du RFID par les constructeurs de téléphone. L'un des objectifs est ainsi de créer les premiers objets connectés, et d'en promouvoir l'usage par le biais de service. Pour au final, en démocratiser le principe auprès du grand public.
Mais le mobile ne fait pas tout et ne constitue qu'une première étape de convergence d'objets hétérogènes, martèle Bernard Benhamou qui voit en l'Internet des objets de vastes enjeux économiques et politiques. « Il en va des possibilités de créer une économie et préparer l'écosystème pour les services à valeur ajoutée. » Dans ses objectifs, la France devra par ailleurs « orienter les programmes de recherche français et européen vers la création de services à haute valeur ajoutée sur l'Internet des objets », comme l'indique la note du 10 février 2008.















