En s'attaquant au réseau EPC, la France devra dans la foulée formaliser la position européenne dans la gouvernance technique de l'Internet des objets. Un traditionnel point de litige entre les Etats-Unis et le reste du monde. Aujourd'hui, la gestion technique de la racine (le serveur qui automatise la gestion des objets – ONS, Object Name Service) entre les mains 100 % américaines de Verisign. A l'image de l'Internet classique.
Si, depuis décembre 2007, Orange Business Services a repris la gestion technique d'une racine française, dans le but de la transférer à l'Europe, « l'objectif serait de faire en sorte que la gestion des informations relatives aux produits et marchandises soit effectuées en Europe, sans qu'il soit necessaire de transférer ces données dans un annuaire basé aux Etats-Unis », estime Bernard Benhamou. La France devra ainsi surveiller la bonne tenue des travaux.
Droit au silence des puces RFID
Enfin, dernier projet : résoudre l'épineux problème du respect de la vie privée, occasionné par l'usage de la puce RFID. La France, qui se doit de trouver une solution viable et populaire parmi les Européens, planche ainsi sur « le principe d'un droit à la désactivation de ces puces que l'on nomme « droit au silence des puces » qui devra être inscrit dès la conception dans l'architecture des technologies RFID ».
Des travaux seront notamment menés sur l'intégration de dispositifs de lecture et de désactivation sélective des puces RFID. « Ces technologies de désactivation « logique » pourront aussi inclure un volet cryptographique, afin d'éviter la captation involontaire d'informations personnelles. »
Un premier bilan devrait être effectué les 6 et 7 octobre prochain, à l'occasion d'une conférence à Nice.















