Amener de nouveaux éléments sur le réseau des réseaux. C'est un peu l'ambition de l'Internet des objets. Le principe est simple : il s'agit de faire transiter sur un réseau de transmission classique qui peut être Internet, le GSM ou l'UMTS par exemple, des commandes, des requêtes, des informations d'objets à objets. En clair, de faire dialoguer des objets. Un immense réseau qui couplerait les technologies d'identification d'objets, comme le code à barres, la RFID et les étiquettes virtuelles, à une vaste infrastructure réseau. Et le concept, tel qu'il est dépeint par les experts, attise les convoitises.
En quelques années, l'Internet des objets a vu sa problématique (du moins sa perception) peser de plus en plus lourd dans la balance du commerce mondial. Notamment depuis que le marché du RFID, dont il est considéré comme le prolongement naturel, prend de l'embonpoint - en dépit d'un dramatique manque de standardisation. Le marché de la puce radio-fréquence devrait atteindre 26,2 Md$ en 2016 (source : IDTechEx).
Si l'Internet des objets est par définition un concept transversal en termes d'usage, c'est par le monde professionnel de la distribution qu'est venue la première interprétation de ce vaste réseau standardisé. Avec pour objectif principal, la traçabilité des produits.
EPC Global comme standard
Comme toutes les technologies naissantes, un des problèmes majeurs réside dans la standardisation et particulièrement la normalisation de la RFID et des codes qui identifie les objets.
C'est le rôle de GS1, organisme d'étude et de standardisation qui pilote la conception des standards internationaux d'identification et d'échanges électroniques. GS1 est issue de la fusion entre l'EAN International, basé à Bruxelles dont le but est de fixer la structure des codes barres hors Etats-Unis, et l'UCC (Uniform Code Council), qui remplit la même mission pour les seuls Etats-Unis. Chacune étant financé par des membres représentant le secteur de la logistique et les représentants des industriels et fournisseurs. GS1 fonctionne sur le même principe.
Dans l'Hexagone, la gouvernance de GS1 France, dont la structure est paritaire, repose sur le Genfa (Groupement d'étude et de normalisation des fabricants) et sur le Gendi (Groupement d'études et de normalisation de la distribution et des industries de services). Ce sont leurs membres qui financent l'organisme.
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