En 2003, GS1 créée EPC Global Inc pour reprendre les travaux du MIT et de l'AutoID Center autour du projet EPC (Electronic Product Code) et en favoriser son déploiement dans le monde. Le code EPC est un système de codification sérielle des produits. Prolongement du code à barres, il sert à identifier chaque objet dans un réseau d'échange. C'est le premier maillon du standard EPC Global, dont les deux autres sont un standard RFID et un réseau d'échange mondial, EPC Network qui s'adosse à l'infrastructure TCP/IP de l'Internet actuel. C'est donc cette dernière brique qui sert de fondement à l'Internet des objets.
Actuellement, la standardisation du réseau EPC Global est en voie de finalisation, comme l'indique Pierre Georget, président de GS1 en Europe et directeur général de GS1 France. Reste encore à ouvrir le réseau aux intervenants extérieurs à la chaîne logistique et à leur donner la possibilité d'interroger ce réseau, en fonction de leurs droits d'accès. Ces recherches seront assurées par des services appelées Discovery Services (DS). Les « DS », qui devraient être normalisés à la fin de l'année, constituent « l'équivalent d'un moteur de recherche dans l'Internet des objets, permettant de passer des requêtes sur les objets et d'atteindre les EPCIS (EPC Informations Services – qui permettent la mise en réseau automatique et dynamique d'informations de traçabilité entre les acteurs, ndlr) en fonction des autorisations ».
Ecouter Pierre Georget sur l'état de la standardisation d'EPC Global
Eviter la mainmise américaine
Tous les spécialistes pointent du doigt le même enjeu. A savoir la gestion de l'ONS (Object Naming Service), serveur qui entretiendra le nommage des objets et sera le garant de l'acheminement des requêtes. L'équivalent du DNS mais appliqué aux objets, pour résumer.
A la base, le problème majeur n'est que le prolongement des difficultés déjà connues dans la gouvernance même de l'Internet actuel. Et trouve son origine dans la suprématie des Etats-Unis sur la gestion de l'ONS. EPC Global a attribué la gestion de ce serveur racine à l'américain Verisign. Le même qui a en charge la gouvernance des .com, .org et autre .net. Une gestion trop américano-américaine rejetée en bloc ailleurs dans le monde, et particulièrement en Europe.
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