Un véritable drame industriel qui, s’il se confirmait cette année, verrait l’un des secteurs clés de l’économie, dites « de la connaissance », réduit comme peau de chagrin.
De fait, le marché de l’édition est donc plus que jamais l’apanage des groupes américains tant le reste de l’Europe se caractérise par le faible nombre de grands groupes, hormis SAP en Allemagne et Sage au Royaume-Uni. On comprend mieux dès lors quelles sont les priorités des éditeurs français pour se développer : pouvoir se prévaloir d’une implantation internationale pour 50% d’entre eux (contre seulement 31% dans l’édition précédente). Et que le gouvernement fasse voter un Small Business Act à la française, paquet intégrant aide économique, spécificité fiscale incitative et politique industrielle dédiée aux PME pour 40%.
Une requête précise qui aurait pu trouver un écho favorable le 28 mai prochain lors des premières assises du numérique organisée par Eric Besson. Mais, il est à craindre que ce rendez-vous ne débouche sur rien de concret tant le programme en paraît cosmétique. Les ministres concernés par les grands dossiers du numérique défileront et tiendront conférence. Sans qu’aucune place ne semble accordée aux organismes représentant les différentes tendances industrielles du secteur Syntec et April entre d’autres.
Condamné à se développer par lui-même en attendant mieux, le secteur logiciel français parie pour partie sur la R&D. Depuis 2005, la part des effectifs qui y sont affectés est passée de 15 à 20% pour approcher les 10 000 (en fait, ce nombre a été dépassé si l’on intègre les sociétés rachetées en 2007). Loin cependant des éditeurs allemands qui y consacraient plus de 35% de leurs effectifs en 2006.

Source : Truffle100














