Sharepoint : pierre angulaire de la collaboration selon Microsoft
| Dossier sponsorisé par IBM |
Lorsque Microsoft a dévoilé Sharepoint en 2001, il s'agissait pour l'essentiel d'une offre de portail collaboratif, un logiciel à tout faire permettant aux groupes de travail de l'entreprise de bâtir à la va-vite des espaces de collaboration sur le web pour héberger des discussions entre employésd et partager des fichiers. Pour l'essentiel, le logiciel permettait de compléter les fonctions d'Exchange en fournissant une plate-forme généraliste de partage de contenus et de création de portail de groupe. A l'époque, certains ont vu dans le produit la réponse de Microsoft à l'offre de portail collaboratif Quickplace de Lotus, tandis que d'autres ont préféré considérer le produit comme un complément bienvenu à Exchange.
L'un des phénomènes qui a accéléré la diffusion de l'outil est sans conteste la stratégie bicéphale de Microsoft qui, d'un côté, a permis l'accès gratuit à un sous ensemble de Sharepoint, les Sharepoint services, fournis gratuitement avec Windows Server 2003 et ses successeurs, une stratégie gratuite déployée en parallèle du modèle payant, bien plus riche fonctionnellement. Le résultat ne s'est pas fait attendre : l'usage de Sharepoint a rapidement décollé et les ventes du produit payant auraient dépassé le milliard de dollars l'an passé. Rien de vraiment étonnant quand on sait que le produit a passé la barre des 100 millions de licences vendues entre ses débuts et la mi-2008.
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Sharepoint est ainsi progressivement devenu la pierre angulaire des services de collaboration de Microsoft, cantonant progressivement Exchange au seul rôle de serveur de messagerie.
Une intégration renforcée avec Office
Il faut dire que Sharepoint s'est sérieusement enrichi, à commencer par l'ajout de certaines fonctions de workflow dans la version 2003, de gestion de contenus web dans la version 2007 (basées sur Microsoft Content Management Server). Sans oublier la gestion d'enregistrements, un moteur de recherche renforcé, des services intégrés de BI (PerformancePoint Services, pour la création de tableaux de bord ou le suivi d'indicateurs de performances), des fonctions "sociales" de blogs et de Wikis, et plus généralement une intégration renforcée avec les autres produits Microsoft, notamment ceux de la gamme Office (Sharepoint s'appelle désormais Microsoft Office Sharepoint Server).
"Pour la première fois, on a eu une vraie collaboration en profondeur entre les équipes de SQL Server, Sharepoint [2010, NDLR] et Office", explique Lionel Billon, chef de produit SQL au sein de la filiale française. Les esprits chagrins ajouteront que cette intégration renforcée ne fait qu'augmenter l'adhérence d'Office avec le système d'information, rendant toute tentative de migration vers une autre suite très complexe. Voire impossible.
| Sharepoint, aussi en version SaaS |
| A la mi-2008, Microsoft a élargi un peu plus son portefeuille d’applications hébergées en mode Saas (Microsoft Online Services), en annonçant une version hébergée de Sharepoint intégrée à son offre BPOS, avant d’annoncer, fin 2008, une version autonome de l’outil en ligne. Sharepoint Online présente l’avantage de la simplicité d’installation et d’un coût d’accès relativement modique. Il faut ainsi compter à partir de 5,25 $ par utilisateur pour l’accès à la version en ligne de l’outil |
Vu le large spectre fonctionnel de Sharepoint, le produit est aussi devenu une sorte d'auberge espagnole pour Microsoft, satisfaisant des besoins de partage de fichiers pour certains utilisateurs, des besoins de collaboration web pour d'autres, de gestion de contenus pour d'autres encore ou enfin de portail web. Et la simplicité de création d'espace Sharepoint de base a encore ajouté à l'anarchie ambiante. Microsoft a donc compris qu'avec la version 2010, il devait fournir de bien meilleurs outils d'administration et de contrôle de l'outil, ne serait-ce que pour répondre aux demandes de conformité de certaines grandes entreprises. Ce renforcement des outils d'administration associés à Sharepoint est aussi indispensable pour permettre aux entreprises de reprendre le contrôle sur des déploiements à l'origine largement anarchiques, mais aussi afin de permettre une bien meilleure gestion des données saisies dans l'outil.
| Coincé entre l'enclume Google et le marteau Microsoft, IBM riposte avec LotusLive |
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Soucieux de répondre à la montée en puissance des offres Saas de son concurrent historique Microsoft, mais aussi de contrer Google qui vient chasser sur son propre terrain, IBM peaufine sa propre offre de services hébergés, LotusLive. LotusLive.com a été dévoilé en janvier 2009 lors de Lotusphere par l'ex-patron de Lotus, Bob Picciano et a succédé à l'offre Saas dite Bluehouse. Comme Microsoft Online, LotusLive propose les services collaboratifs de la marque en mode hébergé et notamment l'offre de conférence Meetings (ex-IBM Lotus Sametime Unyte Meeting), héritée de Bluehouse, et le service de collaboration LEngage, qui réunit dans une offre intégrée la plupart des fonctionnalités du catalogue Lotus. Soucieux de s'adresser à tous les portefeuilles, IBM propose par ailleurs deux offres de messagerie hébergée distinctes sur LotusLive. La première est LotusLive Notes, héritée de l'offre hébergée Domino d'IBM, une offre qui vise notamment les sociétés de 1 000 à 10 000 salariés souhaitant externaliser l'exploitation de leur système de messagerie Lotus. Pour les PME, Big Blue propose LotusLive iNotes, une offre de messagerie qui s'appuie sur les technologies héritées du rachat d'OutBlaze, fin 2008. Notons que cette version n'utilise pas un serveur Domino mais les technologies serveur multi-tenant d'OutBlaze. Son interface webmail, en revanche, est un clone de celle de Domino. Notons enfin, qu'IBM propose une version hébergée de Lotus Connections, son outil de collaboration "social", un outil qui à ce jour n'a pas vraiment d'équivalent chez ses concurrents et qui, pour de nombreuses applications, est un concurrent pour l'offre hébergée Sharepoint de Microsoft tant par sa simplicité que par sa richesse fonctionnelle. |











