Reste que ces perspectives n’auront qu’un temps. Pour s’assurer un relai efficace vers un modèle qui semble dessiner le futur de l’édition logicielle, au moins sur les briques liées à la productivité de poste de travail, Microsoft a prévu de verser une commission récurrente aux partenaires qui commercialiseront les services Microsoft Online. Elle s’élèvera à 12% du revenu de la vente sur la première année d’abonnement, puis à 6% sur les cotisations perçues tous les ans. « Cela signifie que le partenaire perçoit 18% de la valeur de l’abonnement la première année ». Pour ceux qui désirent opérer directement l’offre, le modèle sera présenté ultérieurement. Quant aux tarifs en France, « il est trop tôt pour statuer » selon Gwénaël Fourré, qui évoque notamment les fortes fluctuations sur le change.

L’inconnue Microsoft Office
Longtemps circonspect ou faisant mine de l’être, Microsoft semble donc
passer à la vitesse supérieure depuis quelques mois. Reste à réaliser
une bascule d’une toute autre envergure avec la suite Office. On touche
là à l’un des cœurs de l’activité de Microsoft qui tire de sa suite
bureautique des revenus substantiels. Dès lors, l’éditeur semble y aller
avec prudence. Il y a quelques jours, ce qui ressemble à un ballon
d’essai a été lancé aux Etats-Unis. Microsoft a proposé Equipt,
une version de sa suite bureautique Office couplée à des services de
sécurité et des services en ligne et commercialisée sur la base d'un
abonnement annuel. Certes, le service n’est pas encore disponible en
ligne, mais le modèle sur abonnement est l’une des clés du mode Saas. Et
Bill Gates lui même a évoqué le futur passage d’Office en mode Saas il
y a quelques mois.
















