Introduction : quelle définition pour un concept enchanteur ?
Sommaire
1- Introduction : quelle définition pour un concept enchanteur ?
2- Amazon
3- Google
4- IBM
5- Microsoft
6- Salesforce
7- Les start-up : AppNexus et Gogrid
8- Entretien - Didier Durand, Publicitas : « rien n'équivaudra le cloud computing en fiabilité et en coût »
9- Ressources web autour du cloud computing
Difficile de fait de savoir si on a affaire à un concept radicalement nouveau ou à une évolution lente. Le fait que terme de nuage est déjà utilisé pour symboliser Internet lui même, réseau qui n’a pas de centre et où tout le monde peut devenir à fois émetteur et récepteur, rajoutant à la confusion. Par ailleurs la notion de grille date déjà d’un certain temps et a d’abord été mise en place pour partager de la puissance de calcul, voire optimiser l’utilisation d'une puissance mal exploitée (processeurs sous-utilisés ou temps de « veille »).
En revanche, la nouveauté réside dans la conjonction de plusieurs technologies qui donnent clairement un nouvel élan au concept d’informatique distribuée. La mise en place du cloud computing repose sur le déploiement d’énormes fermes de serveurs, rendu possible tant par la continuation de la loi de Moore que par les efforts de miniaturisation en matière de serveurs ou l’émergence de la virtualisation.
Au-delà de l’évolution technologique déjà amorcée avec les services en ligne, on assiste à une révolution en terme de modèle économique, où le coût ne porterait plus sur l’infrastructure – qui devient gérée en colocation – mais sur l’usage véritable, avec une administration des charges de travail particulièrement souple.
Le cloud computing est en fait un modèle de grille informatique permettant l’accès à des ressources matérielles et logicielles via Internet, de manière distribuée et sous forme de services à de multiples utilisateurs. Cette grille repose sur d’énormes centres de données mutualisés et le coût pour l’utilisateur est calculé en fonction de son usage et non de l’infrastructure elle-même, dont il n’est pas censé se soucier. Avantage : on ne paie que ce que l’on consomme en ce concentrant sur l’usage et le service et non sur l’implémentation de l’infrastructure. Inconvénient : dans sa version maximaliste, le cloud est dépositaire des données et des applications… sans que l’on sache trop où, quand et comment. Autant dire un monde alléchant du point de vue de la gestion des coûts, mais hautement anxiogène pour un DSI.
Quoi qu’il en soit, on peut diviser en trois groupes les acteurs qui proposent aujourd’hui des offres ou embryons d’offres de services basés sur le cloud computing. D’abord ceux qui – comme Microsoft et IBM – sont des anciens du secteur IT et ne souhaitent pas rater le train. Dans un premier temps, leur adhésion au modèle leur permettra de proposer leurs offres existantes par d’autres moyens. Ensuite les acteurs issus du web – comme Amazon, Google ou Salesforce – qui, fort de leur expérience en environnement distribué et en répartition de charge, ont décidé d’ouvrir à des tiers ces savoir-faire en proposant leur offre d’infrastructure. Enfin, quelques pure-players – comme AppNexus ou Gogrid – tentent l’aventure même s'ils partent avec un gros handicap en matière de puissance. Une quatrième catégorie est apparue cet été : ceux qui sont déjà légèrement en retard et qui s'associent pour courir plus vite au sein du Cloud Computing Test Bed, consortium où l’on retrouve notamment HP, Yahoo et Intel.
Ce sont ces différentes offres que nous avons essayé de mettre à plat dans les pages suivantes afin de faire un panorama le plus complet possible de l’existant et des différentes stratégies.







Par cney


