Sommaire
1- Introduction : quelle définition pour un concept enchanteur ?
2- Amazon
3- Google
4- IBM
5- Microsoft
6- Salesforce
7- Les start-up : AppNexus et Gogrid
8- Entretien - Didier Durand, Publicitas : « rien n'équivaudra le cloud computing en fiabilité et en coût »
9- Ressources web autour du cloud computing
Après avoir écrasé le marché de la recherche - et surtout déployé l’infrastructure idoine pour supporter des milliards de requêtes - Google a décidé, un peu comme Amazon, de packager ce savoir-faire en architecture distribuée au service de tiers. Le dispositif cloud computing de Google repose sur deux piliers : Google Apps – pour les applications notamment bureautique qu’il distribue lui même gratuitement – pour contrer Microsoft ; et surtout Google App Engine, dont le voile a été levé en avril dernier et qui se positionne en concurrence frontale face aux services d'Amazon (SimpleDB pour la base de données, S3 pour le stockage et EC2 pour l'infrastructure). Avec comme argument phare : soulager les développeurs des tâches d'hébergement, de load-balancing et des divers problèmes liés au support matériel des applications. Techniquement, l'ensemble repose sur Python - mais pourrait être ouvert à terme à d’autres environnements -, une série d'API pour exploiter le service et une gestion du stockage de données sur BigTable, la base estampillée Google.
Sur le papier, cela semble efficace. Et qui de plus compétent, techniquement, que Google pour lancer un service simplifié d'hébergement d'applications. Python est un langage qui a le vent en poupe sur le Web et surtout, Google a recruté son créateur, Guido Van Rossum. BigTable est optimisé pour le système distribué cher à la marque et les API, comme OpenSocial (pour les réseaux sociaux), permettent une souplesse de manipulation des fonctions. Rassurantes perspectives d'un point de vue technique, sauf que plus globalement, le pré n'est pas si vert pour toute start-up qui s'y risquerait. D'abord, les développeurs sont étroitement verrouillés au seul langage Python qui se voit privé d'un certain nombres de bibliothèques, du moins dans la version de test du App Engine.
Autre limite au service de cloud computing à la sauce Google : à l'inverse des services commercialisés par Amazon séparément, le moteur de recherche ne propose pas d'offre segmentée. La société ou le développeur doit stocker ses données chez Google, héberger ses applications chez Google et enfin réaliser l'intégralité des process chez Google. Ce qui revient ainsi à mettre tous ses oeufs dans le même panier. En réaction (ultra-rapide), commencent à naître des passerelles technologiques qui permettent notamment de convertir des données stockées sur BigTable au format de SimpleDB (Amazon) ou CouchDB. MySQL ne devrait pas tarder.
Côté tarifs, Google maintient la gratuité du service jusqu'à 500 Mo de données stockées et « suffisamment de bande passante et de CPU pour 5 millions de pages vues par mois », le groupe a adopté une tarification calculée aux ressources utilisées, le modèle des services « cloud ». Entre 0,10 et 0,12 dollar par heure de CPU, entre 0,15 et 0,18 dollar pour chaque Go stocké, entre 0,11 et 0,13 dollar par Go de flux sortant et enfin, entre 0,09 et 0,11 dollar par Go de flux entrant. Ces tarifs entreront en vigueur à la fin de l'année selon Google.
Ressources - Les services App Engine
La page d’accueil App Engine
Le blog d’information
La SDK
Le guide de démarrage







Par cney


