Microsoft
Sommaire
1- Introduction : quelle définition pour un concept enchanteur ?
2- Amazon
3- Google
4- IBM
5- Microsoft
6- Salesforce
7- Les start-up : AppNexus et Gogrid
8- Entretien - Didier Durand, Publicitas : « rien n'équivaudra le cloud computing en fiabilité et en coût »
9- Ressources web autour du cloud computing
Si une société informatique historique s’est vu questionnée par l’émergence du Cloud Computing, c’est bien Microsoft. L’éditeur de Windows a bâti sa stratégie sur une architecture client/serveur… et sa fortune sur la vente de licences logicielles à renouvellement quasi obligatoire. Un socle tellement prégnant qu’il lui a déjà valu de prendre du retard dans les technologies Internet. Mais Microsoft s’y est finalement mis et sa puissance financière lui permet d’espérer figurer rapidement parmi les leaders sur le nuage. Reste quelques nuances, fruit de l’histoire. Là où Google, Salesforce ou Amazon voient le nuage comme l’alpha et l’omega de l’informatique de demain – le navigateur étant l’agent clé sur le poste client –, Microsoft parie sur une vision mixte alliant applications hébergées en entreprise, applications hébergées en mode infogérance et, enfin, applications reposant sur le nuage. C’est le sens de la stratégie Software+Services portée par Ray Ozzie, architecte en chef depuis le départ de Bill Gates, et qui a vu sa première mise en application d’importance avec le lancement des Online Services début juillet.
N’empêche, Microsoft investit massivement. D’abord en développement en proposant peu à peu ses propres logiciels en mode Saas. Ensuite en infrastructure avec la construction de colossaux centres de données aux Etats-Unis, mais également en Europe.
Côté applicatif pour entreprises, des versions online de Dynamics CRM, Exchange, Office et Sharepoint sont disponibles. La plupart du temps en colocation et - pour les grands comptes - avec une version dédiée. Un certain nombre de sociétés américaines ont déjà adopté ce type de solutions en ligne. Surtout, en 2009, Coca-Cola prévoit de basculer 30 000 postes Exchange et Sharepoint vers des services Microsoft bâtîs sur le nuage.
Une stratégie à pas mesurés donc, afin de ne pas chahuter un modèle existant très rémunérateur. Sur le long termes, les services en ligne de Microsoft devront lui permettre de conserver ses marges. En attendant, l’offensive sur le CRM s’est fait en cassant les prix pratiqués par les spécialistes du Saas sur ce marché.
Il faudra voir si le premier éditeur mondial réédite ce choix pour la sortie très attendue de la version hébergée de SQL Server. Baptisée du nom de code de Matrix DB, cette dernière sera totalement bâtie sur une architecture en nuage.
Côté infrastructure, Microsoft a annoncé au début du mois d’août la construction d’un centre à 500 M$ dans l’Iowa. Un méga-datacenter qui vient rejoindre celui de Quincy et ceux en cours de construction à San Antonio, Chicago et Dublin (Irlande).





Par cney









