Citrix, Microsoft et Oracle font la chasse à VMware
La chasse à ESX Server est ouverte. L'hyperviseur qui a ouvert le marché de la virtualisation et s'accapare aujourd'hui près de 90% des déploiements est aujourd'hui la cible de ses grands concurrents dont les offres arrivent à maturité. Jusqu'alors, VMware pouvait se targuer de jouir d'une considérable avance technologique sur ses concurrents, tant au niveau de l'hyperviseur de base qu'au niveau des outils d'administration liés à l'hyperviseur. Cette avance se réduit.
Les hyperviseurs concurrents de vSphere ESX arrivent à maturité
Pour la première fois le Burton Group a ainsi admis que XenServer 5.5 remplissait 100% des critères éxigés par le cabinet d'analyse pour un hyperviseur adapté à la production. Il est à ce jour le second hyperviseur à obtenir ce statut, après ESX Server. Certes, le cabinet d'analyse indique que l'offre d'outils d'administration et les capacités étendues de XenServer ne sont pas encore au niveau de l'offre de VMware, mais dans la plupart des cas, il admet implicitement que XenServer est parfaitement adapté à un usage quotidien en production. Les hyperviseurs de Microsoft et Oracle n'ont pas encore atteint l'ensemble des critères définis par le cabinet d'analyse, mais ils progressent rapidement. Oracle devrait ainsi lancer la version 2.2 d'Oracle VM à l'automne et fourbit la version 3.0 pour le printemps 2010, une version qui alliera le meilleur des développements maisons ainsi que les apports technologiques de Virtual Iron et de Sun. Microsoft de son côté a achevé le développement d'Hyper-V 2 qui sera disponible dans le futur Windows Server 2008 R2 dès le mois d'août pour les clients entreprises disposant d'un contrat de licence en volume et en Octobre dans les bacs des revendeurs. Tous ces hyperviseurs incluent des dispositifs comme le backup consolidé, le déplacement en temps réel de machines virtuelles ou la haute disponibilité, de quoi satisfaire les besoins de la plupart des entreprises.

La différence se fait encore sur les fonctions avancées des hyperviseurs (allocation granulaire de mémoire, tolérance aux pannes, performances en entrées/sorties), mais surtout sur l'offre d'outils d'administration et d'automatisation disponible autour des hyperviseurs. A ce jeu, VMware garde une longueur d'avance. La firme enrichit régulièrement sa propre offre d'outils autour de l'hyperviseur ESX (offre vCenter) et elle a aussi encouragé le développement d'un écosystème de partenaires dynamiques, attirés, il est vrai, par la large base installée ESX.
En face pourtant, l'offre s'organise. Citrix est sans doute celui qui est le plus en pointe avec le développement de son offre "Essentials" qui apporte à XenServer et à Hyper-V des composants précieux en matière de Lab Management, d'administration du stockage et de gestion de la haute disponibilité. Microsoft, de son côté s'est pour l'instant largement concentré sur la gestion des machines virtuelles avec System Center VMM, mais il a aussi travaillé sur l'aspect protection avec System Center DataProtection Manager qui a été optimisé pour supporter les environnements Hyper-V.
Les clients tentés par la concurrence
Cette arrivée à maturité des concurrents de VMware n'est pas passée inaperçue chez les clients. France Télécom, dont 90% des 20000 serveurs sont des machines x86, a ainsi décidé d'évaluer Citrix XenServer en parallèle de VMware ESX afin de disposer de deux fournisseurs de technologies. En France, des clients comme Bouygues Construction (ex Structis) et Generali, ont quant à eux décidé de mettre en œuvre Hyper-V. Renault ne cache pas qu'il utilise à la fois VMware et les technologies de virtualisation Xen de Novell...
Reste que VMware garde pour l'instant la haute main sur les grands déploiements au cœur des datacenters, quand ses concurrents sont pour l'instant plutôt utilisés à l'échelle départementale. Cette situation devrait logiquement évoluer avec le temps, du fait sans doute d'un rééquilibrage naturel des parts de marché de chacun. Certains comptes ne cachent pas non plus leur agacement vis à vis de la politique tarifaire, jugée excessive, de VMware. A l'occasion du lancement de vSphere ce dernier a peut-être été un peu gourmand en créant un nouveau programme de licence au-dessus de son programme Entreprise, le programme Entreprise Plus qui est le seul à apporter les innovations les plus marquantes de vSphere et notamment le commutateur réseau virtuel distribué ainsi que le support des machines virtuelles SMP à 8 cœurs. Une nouvelle licence qui fait grincer des dents intégrateurs et utilisateurs, en ces temps de crise, d'autant que ceux qui payaient une licence entreprise et pensaient bénéficier des nouvelles fonctions avancées doivent aujourd'hui payer une rallonge s'ils veulent en bénéficier.
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Par g


