3 Questions à ... François Besson, Directeur des ventes Europe de Systar

La première vague de virtualisation est en train de s'achever chez les grands comptes français. Quelle leçon en tirez-vous ?
On voit une évolution du marché : de plus en plus d'entreprises ont acquis une forme de maturité. La première étape a été une étape de consolidation parfois grossière avec des taux de consolidation de 5, 10 et parfois 20 machines virtuelles par serveur physique. Mais cette vague s'est accompagnée d'un certain nombre de problèmes en matière d'analyse des ressources systèmes utilisées sur les serveurs et de gestion des capacités afin d'accroître le taux d'utilisation des serveurs.
Pour un éditeur d'outil de monitoring comme Systar, quelles évolutions a entraîné cette adoption de la virtualisation?
Nous sommes confrontés à des entreprises qui, de plus en plu,s expriment un besoin d'optimisation de la gestion de leurs ressources. On a fait évoluer nos offres dans ce sens-là avec un axe de développement sur ce que les Américains appellent le capacity management. Ça se traduit par de nouvelles capacités de reporting pour notre outil Omnivision. Nous pouvons désormais dire quels sont les clusters de serveurs virtualisés bien utilisés et bien densifiés. Ensuite, on a ajouté des outils permettant de définir quels profils de VM, on peut ajouter à un cluster sans impact négatif sur les machines déjà installées. Il s'agit notamment d'éviter ce que certains administrateurs ont appelé le vMotion sickness (la maladie du déplacement de machines virtuelles, du nom de la technologie de déplacement vMotion de VMware, NDLR)
Aux Etats-Unis, on a vu émerger un nouveau métier avec la virtualisation, celui de "Capacity Manager". Voyez-vous la même évolution en France ?
Les équipes Unix et Windows/Linux ne sont souvent pas les mêmes, mais on voit des équipes de ressource management unifiées émerger chez certains de nos grands clients, comme France Télécom, la Poste ou EDF. Ces équipes attendent d'Omnivision une vue normalisée de l'ensemble de leurs ressources. Ce qui n'empêche pas d'avoir des rapports particuliers pour les équipes dédiées.
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