Dossier poste de travail : la virtualisation approche de la maturité 

Le 26 novembre 2009 (12:20) - par Valery Marchive

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Rubriques : Virtualisation du poste de travail - Hyperviseurs clients - Architectures VDI - Packaging d'applications - Clients légers Tags : microsoft - virtualisation - dsi - ibm - citrix - vmware - poste-travail - administration - reseaux - budgets - teradata - wyse - hyperviseur - xen - xendesktop - view - hdx - tcx

Les analystes sont d’accord sur le sujet : la virtualisation du poste de travail décolle. Certes, le phénomène est loin d’une adoption étendue telle que celle que peut connaître la virtualisation côté serveurs. Mais les barrières psychologiques semblent avoir sauté. Il faut reconnaître aux acteurs du secteur leurs nombreux efforts en ce sens. Pédagogiques, notamment, alors que, pour certaines entreprises, le concept même relève de la science-fiction. Mais techniques, aussi, pour apporter au poste de travail virtualisé un confort d’utilisation aussi proche que possible de celui du client lourd classique. Des efforts qui sont encore toutefois loin d’être achevés.

Agrica virtualise ses postes de travail… en réponse à des bandes passantes limitées

AU SOMMAIRE...
1. Introduction
2. VMware mise sur la version 4 de View pour accélérer la virtualisation des postes de travail
3. XenDesktop 4, véritable couteau suisse de la virtualisation du poste de travail
4. Wyse poursuit ses efforts pour amener au Thin Client l’expérience du client lourd
5. IBM accommode le poste de travail virtuel à la sauce Cloud
6. Les RSSI face au défi de la sécurisation des environnements virtuels
7. Hyperviseur de type 1 client : c’est pour 2010
8. La Communauté de communes de l’aéroport du Bourget virtualise son millier de postes de travail
9. Capgemini virtualise les postes de travail du ministère hollandais de l'Agriculture
10. A Orléans, la Setao entame la virtualisation de ses postes de travail
11. Agrica virtualise ses postes de travail… en réponse à des bandes passantes limitées
12. La virtualisation gagne les terminaux mobiles
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Voilà qui n’est pas banal. Agrica vient de virtualiser près de 900 postes de travail, avec les solutions VMware, afin, principalement, de répondre à des contraintes de bande passante limitée pour certains de ses sites de province et pour ses travailleurs nomades. A la clé, un ensemble d’une efficacité certaine mais dont l’équation économique n’est que partiellement définie.

Le groupe Agrica gère la retraite, la prévoyance, l’épargne et la couverture santé des salariés du monde agricole, avec 1,4 million de cotisants et 156 000 entreprises adhérentes en 2007. Ce sont 875 postes de travail qui y ont été virtualisés, notamment pour les commerciaux nomades ainsi que dans 13 sites provinciaux. Julien Mousqueton, architecte systèmes et réseaux chez Agrica, raconte : « avant, nos populations nomades avaient accès à un portail Web, à Lotus Notes, à notre intranet et à Internet, et c’est tout. Maintenant, ils ont accès à Word, Excel, etc. » Et d’évoquer aussi le cas de sites provinciaux d’Agrica, connectés au SI central par des liens SDSL de faible capacité (jusqu’à 512 kbps) : « pour ouvrir certains fichiers [dont le stockage est centralisé sur le SAN parisien de l’organisation, NDLR], il fallait plusieurs minutes, le temps d’aller prendre un café », raconte Julien Mousqueton. C’est donc de là qu’est partie la réflexion : « est-ce que l’on augmente notre bande passante, ou est-ce que l’on trouve une solution sur notre réseau existant ? »

Efficace, même en 3G

Et le résultat s’avère plutôt convaincant. Dans la pratique, la connexion au poste de travail virtuel, en accès distant, se fait après connexion au réseau interne d’Agrica, via un VPN SSL. Une applet Java entre ensuite en jeu, avant que ne puisse se faire effectivement l’ouverture de session sous Windows, sur le poste de travail virtuel. Sur une connexion 3G – et même GPRS/EDGE – l’ensemble ne prend qu’environ une minute, temps de saisie des identifiants inclus. Par la suite, l’utilisation est plus que confortable. Seul bémol : certains rafraichissements graphiques peuvent être saccadés, comme lorsque l’on fait défiler une page Web dans un navigateur. Démonstration en images.


Connexion VMware View sur réseau mobile 3G
envoyé par LeMagIT

La direction du développement d’Agrica, qui a endossé le rôle de bêta testeur, a tout de suite adhéré au projet, déclenchant sa généralisation. Une démarche qui a grandement facilité l’adoption par les utilisateurs : « on a fait une démonstration un jeudi à un directeur commercial ; le lendemain, nous recevions les premières demandes. » Mais quelques soucis ont tout de même été identifiés. Les populations habituées à travailler avec deux écrans – 400 personnes – doivent désormais se contenter d’un seul : RDP, le protocole utilisé, supporte encore mal ce type de configuration et les quelques essais conduits autour de solutions complémentaires n’ont pas été concluants. Surtout, leur coût aurait été bien plus élevé qu’un seul écran 24 pouces ; la solution de remplacement finalement retenue. Le poste de travail virtuel ne semble surtout pas encore adapté aux populations exploitant des applications de création graphique, ne serait-ce que pour des impératifs de conformité de la colorimétrie tout au long de la chaine graphique.

Au-delà apparaissent encore quelques problèmes d’usage, liés aux habitudes : « certains utilisateurs enregistrent des fichiers dans le dossier Mes Documents de leur PC portable physique et ne comprennent pas, ensuite, pourquoi ils ne les retrouvent pas dans leur poste de travail virtuel. On réfléchit à changer le fond d’écran, par exemple. » Certains utilisateurs, en outre, oublient d’éteindre le poste virtuel avant d’arrêter le poste physique sur lequel ils l’utilisent : « c’est arrivé à l’un de mes collègues ; 33 jours sans redémarrer et… un écran bleu. Mais, tous les week-ends, on peut forcer l’arrêt et le redémarrage des postes ».

Un surcoût à l’acquisition

Dans ce projet, l’inconnue principale réside dans la dimension économique. Certes, Julien Mousqueton reconnaît un surcoût d’acquisition, par poste de travail, de l’ordre de 50 % par rapport à un poste non virtualisé. Ce surcoût est notamment lié aux licences, mais également aux équipements, même si, pour Agrica, l’infrastructure serveurs était déjà virtualisée à 90 % : « le socle était déjà opérationnel et maîtrisé. Mais on a dédié des serveurs ESX aux postes de travail, en raison des montées de versions qui ne sont pas forcément synchrones, ainsi que pour isoler précisément les responsabilités. » Suivant la même logique, un nouveau LUN sur le SAN existant a été dédié aux postes de travail. Un SAN dont la sollicitation a fortement augmenté : « c’est simple, 875 multiplié par 22 Go… », calcule l'architecte. Soit près de 20 To. Résultat : « nos baies sont quasiment en limite de capacité. On étudie des solutions ; la déduplication en fait partie. » Les ressources CPU des serveurs ne sont en revanche pas trop violemment sollicitées, avec entre 5 et 8 postes virtuels par cœur : « on ne va pas au maximum de notre capacité CPU ; on répartit entre les deux salles de notre centre de calcul, mais on doit pouvoir, en mode dégradé, ne fonctionner que sur un seul. »

Une administration simplifée

Quid des coûts d’administration ? Ils ne sont pas chiffrés : la DSI d’Agrica ne refacture pas ses prestations en interne. Mais Julien Mousqueton ne tarit pas d’éloges sur l’administration désormais grandement simplifiée de ses postes de travail : « tout se fait à partir d’une console Web. » Et encore, il n’est pas allé jusqu’à utiliser certaines fonctions de gestion des postes et des configurations par groupe, « pour des raisons de licences sur les logiciels que nous utilisons. » Et puis, au moment de lancer le projet, ThinApp ne faisait pas partie de la solution VMware ; VDI n’en était qu’à la version 2. « On commence à regarder ThinApp et l’on pense à créer des groupes adossés à ActiveDirectory pour la gestion des droits d’utilisation », explique Julien Mousqueton, qui envisage ce projet pour cette année. Le passage à ThinApp devrait en outre permettre de réduire les besoins en stockage.

A la marge, Julien Mousqueton relève que, outre une solution à des contraintes de bande passante, la virtualisation des postes de travail apporte aussi des éléments de réponse « en matière de PRA [Plan de reprise de l’activité, NDLR] et même de PCA [Plan de continuité de l’activité, NDLR] : nos utilisateurs sont ‘nomadisables’ ; les astreintes peuvent être effectuées à domicile, etc. »

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Par fadot
 Le 27/11/2009 à 10:12
Merci pour ce tour d'horizon... mais j'ai l'impression d'être un peu revenu à l'époque de Galilée... La terre est ronde si si...
Vous n'évoquez pas des solutions Open Source (et il y en a) et surtout avec enfin des modèles en rupture avec tout ce qui s'est fait depuis 25 ans avec les...PC.
Je ne peux que vous proposer de regarder, tester www.dotriver.eu
les clients Notes, SAP, 5250, 3270..fonctionnent avec toute la bureautique dont nous avons besoin au quotidien et il y a meme les clients citrix et tse si vraiment nous n'avez pas le choix, d'avoir un client applicatif qui fonctionne sur Linux, ou une application qui ne fonctionne pas en web (et je rassure ceux qui ont fait du pseudo web, IE peut également fonctionner, tout commer un excel pour le directeur financier :-))
Enfin en ce qui concerne "Les coûts cachés de la virtualisation du poste de travail" si l'approche est exclusivement basée sur le service (cad pas le matériel, l'objectif est de continuer à utiliser l'existant pendant 12ans.. et pas de licences [c'est de l'open source!], je vous assure qu'il n'y a pas de surprises..et ce pour les 10ans à venir (au moins).
A bientot
slts
fa
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