XenDesktop 4, véritable couteau suisse de la virtualisation du poste de travail
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Virtualiser les applications, l’environnement de travail complet, déporter simplement un affichage… la virtualisation du poste de travail recouvre, en réalité, de nombreuses variantes techniques. Chacune amenant son lot de questions à l’heure du choix. Avec XenDesktop 4, Citrix a voulu éviter aux entreprises de choisir : la solution propose un package complet laissant ouvertes toutes les hypothèses techniques, jusqu’à permettre de les associer au sein d’un même parc. Bref, le choix sans l’embarras. Mais pas sans un certain coût.
Pour répondre au besoin de mélanger les multiples formes de virtualisation du poste de travail, Citrix a placé au cœur de XenDesktop 4 la technologie FlexCast. Pour résumer, de manière un peu simpliste, FlexCast permet, avec une même licence XenDesktop, de choisir au cas par cas entre virtualisation complète du poste de travail, virtualisation des applications, ou simple streaming d’affichage vers un poste client, depuis le centre de calcul. Là où, auparavant, il fallait choisir sans se tromper entre une licence VDI ou une licence XenApp. Pour Guillaume Le Tyrant, responsable marketing produit chez Citrix, c’est bien simple, « avec ce panel de solutions de fourniture du poste de travail virtualisé activables à la demande, nous apportons une réponse aux besoins d’évolution des environnements de nos clients » : plus besoin de renégocier ses licences pour faire migrer tout ou partie de son parc d’une méthode à l’autre ; FlexCast supporte l’ensemble. Et histoire d’assurer une ouverture aussi vaste que possible, XenDesktop 4 supporte même les hyperviseurs de VMware et de Microsoft – pour ne rien gâcher, XenDesktop est même compatible avec la suite d’administration de l’éditeur de Redmond, System Center. Pour un hyperviseur poste de travail de type 1, bare metal, signé Citrix, il faudra attendre le premier semestre 2010.
Des limitations… tarifaires
Sur le papier, XenDesktop 4 s’affiche donc comme une solution ouverte et particulièrement flexible. Côté portefeuille, c’est un peu moins vrai. De fait, XenDesktop 4 est proposé en trois éditions – Standard, Enterprise, et Platinum –, de 75 à 350 $ par utilisateur (en licence perpétuelle, ou de 35 à 145 $ en licence annuelle). L’édition Standard ne donne accès qu’à un éventail limité des possibilités de FlexCast avec distribution du poste de travail via VDI ou RDP. Pour accéder à plus – postes de travail virtualisés partagés, machines virtuelles sur le poste de travail lourd, virtualisation d’application –, il faut au moins opter pour l’édition Enterprise, facturée 225 $/utilisateur. C’est d’ailleurs à partir de cette édition qu’il est possible d’accéder à des fonctions avancées comme la gestion des images des machines virtuelles, la gestion des profils et des packages applicatifs ou encore la supervision des machines virtuelles et la gestion de la consommation énergétique de l’infrastructure d’exécution des environnements virtualisés. L’édition Platinum, à 350 $ par utilisateur, ajoute à cela l’authentification SSO, ainsi que des fonctions de gestion de la qualité de service ou encore d'analyse de la configuration de sécurité du poste client, notamment. Bref, à de nombreux égards, l’édition Standard de XenDesktop 4 ressemble à un produit d’appel tout au plus susceptible d’inciter à migrer rapidement vers une édition plus complète.
Néanmoins, face à la fronde de certains de ses clients, Citrix a quelque peu amendé sa politique tarifaire pour XenDesktop 4. Et l’éditeur de proposer une licence par terminal plutôt que par utilisateur (en option), de commercialiser une version limitée à VDI (Virtual Desktop Infrastructure) – et tant pis si la solution perd, au passage, ses airs de couteau suisse –, et enfin de mettre au catalogue une offre de licences en volume, à l’échelle d’un campus, pour le marché de l’éducation.
L’offre de licence par terminal doit en particulier répondre aux besoins de certains secteurs d’activité, comme l’industrie, « où il arrive que plusieurs utilisateurs partagent le même terminal », explique Citrix. De quoi donner plus de souplesse à l’offre de l’éditeur, du moins sur le plan commercial.
Enfin, la construction d’une version limitée à VDI doit permettre de répondre aux aspirations de clients qui entendent se limiter à cette technologie pour leurs déploiements et ne souhaitent pas payer pour l’ensemble des options de XenDesktop 4. De quoi ramener le prix de la licence à 95 $ par utilisateur et terminal ou à 195 $ par utilisateur concurrent.
A noter que, pour les utilisateurs de XenApp, Citrix vient de lancer une campagne de promotion pour encourager la migration de XenApp vers XenDesktop 4 proposant, jusqu’en juin 2010, deux licences XenDesktop 4 pour une licence XenApp.
| Une nouvelle mouture de HDX optimisée |
| XenDesktop 4 embarque la nouvelle version de HDX, la technologie maison utilisée pour le support des applications multimédia et des périphériques USB sur les postes de travail virtualisés. Cette nouvelle mouture a été présentée en septembre dernier, à l’occasion du salon VMworld de San Francisco. Elle intègre notamment des optimisations spécifiques aux applications 3D intensives, promettant une consommation de bande passante « 10 fois » inférieure à celle « de solutions alternatives, tout en garantissant une expérience utilisateur haute définition. » Citrix revendique en outre des optimisations pour les contenus Flash, les communications temps réel, ou encore des périphériques USB spécifiques – claviers, systèmes de dictée vocale, etc. HDX IntelliCache doit permettre d’optimiser l’utilisation des ressources réseau ndash ; il n’est disponible qu’avec l’édition Platinum de XenDesktop 4. |







Par fadot


