La Communauté de communes de l’aéroport du Bourget virtualise son millier de postes de travail
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La Communauté de Communes de l’aéroport du Bourget, ce sont trois villes et, surtout, un millier de postes de travail répartis entre les services d’accueil au public, les postes bureautiques, les services d’études – qui utilisent AutoCAD –, des écoles, des mairies, des machines en libre service pour les habitants, etc. L’enjeu, pour David Larose, DSI de la mairie de Drancy en charge du projet de virtualisation de ces postes de travail ? Mettre en place une infrastructure consolidée et évolutive. Le tout dans un contexte de réflexion sur le renouvellement du parc de PC.
Le déploiement a débuté courant septembre, avec une centaine de terminaux en exploitation – « et un objectif de 500 à fin 2009. Le projet a pris un peu de retard, avec des indisponibilités de personnel liées à la grippe, notamment. » Tout devra être néanmoins terminé à la fin du premier trimestre 2010.
Une solution associant VDI et virtualisation d’applications
La solution retenue repose sur une infrastructure de type VDI, supportée par 16 serveurs lames installés dans le centre de calcul de Drancy. Un chiffre qui peut paraître faible mais s’explique par les usages liés aux postes de travail concernés – « principalement de la bureautique ; la consommation en ressources CPU est limitée. » Des applications qui sont elles-mêmes virtualisées avec ThinApp : « cela nous a permis de limiter les templates de machines virtuelles avec un seul master Windows XP. » Les besoins en ressources de stockage sont quant à eux réduits par le recours à la technologie des clones liés : seuls les éléments de divergence entre le poste virtuel et son modèle sont effectivement stockés ; « Le SAN de 6 To suffit largement. Il y a un an, lorsque la technologie des clones liés n’était pas disponible, j’aurais effectivement eu besoin de plus », commente le DSI.
Côté compétences, David Larose a pu s’appuyer ses équipes, déjà formées à la virtualisation des serveurs – un projet mené de septembre à novembre 2008 : « on a joué le transfert de compétences pour éviter que nos collaborateurs se contentent d’appuyer sur des boutons. » Des équipes qui, en partie, seront redéployées sur les applications métiers grâce à l’industrialisation de l’exploitation du parc de postes de travail liée à leur virtualisation. Avec ce projet à quelque 400 000 € HT, David Larose estime avoir réalisé une économie de l’ordre de 20 % par rapport à un renouvellement de parc – certains PC ont au passage gagné une seconde jeunesse. Une première économie qui en appelle d’autres, notamment en électricité, avec une consommation réduite d’environ 2,2 GW en 3 ans.
Un changement mené par le haut
Pour s’assurer de l’adhésion des utilisateurs au projet, David Larose a commencé par impliquer la direction générale des services. Dont les membres ont à la fois servi d’exemples et de… bêta testeurs. De la même manière, à l’échelle de chaque service, « on a commencé par équiper les utilisateurs les plus exigeant. » Le tout agrémenté par une dimension confort d’utilisation avec le remplacement des claviers et des souris. Deux difficultés ont néanmoins été rencontrées, en particulier pour la population ayant recours à des applications de CAO : « on a conduit des tests en associant VDI et terminaux Wyse en 2008… Nous avons eu des soucis pour le double affichage. Mais cela s’est fortement amélioré en l’espace d’un an. » Au final, seul les utilisateurs nomades devraient, pour le moment, échapper à la virtualisation : « ils conservent leurs portables. » Même chose pour les 30 Mac déployés à la Mairie de Drancy.







Par fadot


