Comme Windows 7, Windows Server 2008R2, la dernière version du système d’exploitation serveur de Microsoft, est arrivé dans les bacs des revendeurs le 22 octobre - il était toutefois déjà accessible en téléchargement depuis le mois d'août pour les titulaires d’un contrat en volume ayant souscrit aux offres de maintenance de Microsoft et pour les abonnés des programmes TechNet et MSDN.
Le lancement de cette nouvelle mouture est important pour l'éditeur, notamment en France, où malgré le support que rencontre le libre, l'activité serveur de Microsoft est florissante. Ainsi alors que les ventes de Microsoft sont largement en recul dans le monde, l'activité serveur en France a poursuivi sa marche en avant en 2009. L'hexagone compterait près de 1,2 millions de serveurs en activité sous Windows Server, dont 60% dans les grandes entreprises et 40% dans les PME. Environ 15% de ces machines fonctionneraient encore sous Windows 2000 Server, et une bonne moitié sous Windows Server 2003 (SP2 et R2). Ces "vieilles" moutures sont en fin de support. La fin de vie de Windows Server 2000 sera ainsi prononcée en juillet 2010, date à laquelle Microsoft prononcera aussi la fin de la phase de support standard de Windows Server 2003. Pour les entreprises, Windows Server 2008 R2 est donc l'occasion de réfléchir à la migration des "vieux" Windows.
Afin de les séduire, Microsoft met en avant le support par Windows Server 2008 R2 des dernières technologies processeurs (virtualisation, économies d'énergie…). Il met aussi en avant le soin apporté aux mises à jour et à la fourniture d'outils de migration pour faciliter la migration des rôles serveurs les plus importants vers Windows Server 2008 R2. Microsoft fait aussi du nouvel OS le fer de lance de ses efforts sur le marché de la virtualisation de serveur et met enfin en avant les gains de productivité attendus des nouveaux outils d'administration ainsi que l'intégration de certaines fonctions de l'OS serveur avec Windows 7.
Optimisé pour tirer parti des serveurs 64 bit
Pour la première fois, Windows Server ne supporte plus les machines à base de puces 32 bit, mais seulement les serveurs équipés de processeurs 64 bit AMD ou Intel. Cela ne devrait guère occasionner de problèmes matériel. Intel et AMD proposent des processeurs 64 bit depuis 2003 et la majorité des serveurs en activité en sont équipés. En revanche, il faudra bien tester la compatibilité des applications avant toute migration. Le support de ces puces 64 bit a été raffiné pour permettre notamment une bien meilleure gestion de l'énergie.
Selon des tests menés conjointement par Intel et Microsoft, Windows Server 2008 R2 permet des gains de consommation de l'ordre de 10 à 15% sur un serveur Xeon récent par rapport à Windows Server 2003. HP et Microsoft ont mesuré des gains pouvant atteindre 18% avec les dernières générations de puces Opteron. Les gains sont encore plus impressionnants en environnemnent virtualisé, puisqu'un serveur Xeon 55xx sous Windows Server 2008 R2 avec Hyper-V 2.0 en mode "idle" se montre entre 30 et 37% plus économe en énergie que le même serveur sous Windows Server 2008 et Hyper-V.
Il est à noter que pour profiter pleinement des fonctions de virtualisation de l'OS, il faudra veiller à ce que le serveur soit équipé de puces 64 bit récentes dotées d’extensions d’accélération de la virtualisation (VT chez Intel ou AMD-V chez AMD). Ces extensions sont en effet nécessaires pour la couche de virtualisation intégrée à Windows 2008 Server R2, Hyper V 2.0.
Une administration simplifiée
Poursuivant dans la lignée des efforts initiés avec Windows Server 2008, cette mouture de l'OS renforce les outils d'administration et d'automatisation destinés à simplifier au quotidien l'administration des rôles serveurs de Windows. C'est par exemple le cas avec les nouvelles consoles d'administration des services d'annuaire et du nouveau centre d’administration Active Directory, qui unifie en une seule et même interface des outils d’administration d’Active Directory jusqu’alors éclatés. Microsoft a aussi multiplié les analyseurs de meilleures pratiques de telle sorte que chaque rôle dispose désormais de son analyseur afin d’assurer que les configurations appliquées par l’administrateur sont conformes aux meilleures pratiques du moment. Enfin, Microsoft fournit avec Windows Server 2008 R2 un nouvel outil de backup qui permet de paramètrer de façon très granulaire ses sauvegardes mais aussi de préserver l’état du système d’exploitation dans les sauvegardes.
Une autre grande nouveauté est l'arrivée de PowerShell 2.0 désormais utilisé en arrière plan de la plupart des consoles d'administration graphiques de Windows. PowerShell est à la fois un interpréteur de lignes de commande et un langage de script, une sorte de mariage à la sauce Windows entre un Bash et un Perl. Il permet de piloter localement ou à distance l'ensemble des services de l'OS. Avec cette version 2.0, PowerShell s'enrichit de plus de 240 nouvelles applets de commande (baptisée Cmdlets), ainsi que d'un environnement de développement intégré de bon niveau destiné à simplifier la création de scripts.














