Un mode Peer-to-Peer pour orchestrer les échanges entre terminaux
Sous forme de micro-puce électronique au rayonnement maximum d'une dizaine de centimètres, le standard ISO NFC repose sur le principe du couple lecteur / puce. On approche la puce d'un lecteur qui émet un champ magnétique et capte les informations alors enfermées dans la puce. On appelle cela l'émulation de cartes, à l'image du pass Navigo de la SNCF et de la RATP. Le terminal, généralement un téléphone portable, peut également se transformer en lecteur (on parle d'émulation de lecteur) et lire les puces NFC insérées par exemple dans du mobilier urbain. Ces deux usages fonctionnent alors en mode passif.
Mais là où NFC est considéré comme la technologie phare du sans contact, c'est qu'elle a également la capacité à fonctionner en mode actif. Dans ce dernier cas, il faut comprendre que la puce peut faire office de lecteur et d'étiquette. A titre de comparaison, le rapport maître / esclave disparaît pour donner lieu à un échange Machine-to-Machine dans lequel chaque appareil est autonome et actif. C'est dans ce dernier mode, que les spécialistes nomment également mode Peer-to-Peer, que réside un des enjeux majeurs du NFC; le mécanisme qui devrait faire décoller les communications d'objet à objet, de machine à machine, d'applications de paiement à téléphones. Une des forces de NFC tient enfin à sa compatibilité avec RFID, autre norme du sans-contact et terme générique souvent utilisé pour qualifier l'ensemble des technologies de radio-fréquence.
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