Né en 2000 au moment de l'éclosion des sociétés de services en logiciels libres, Nuxeo a connu le virage de l'économie de l'Open Source vers l'édition. La société , qui a réalisé au cours de son dernier exercice (clos fin septembre) un chiffre d'affaires de quelque 2 millions d'euros, a réalisé cette transition en 2004 et 2005, en se focalisant sur le développement d'une plate-forme de GED. Une plate-forme, entièrement en Open Source, sur laquelle se greffent des modules métiers. A l'image des grands spécialistes du domaine, comme Documentum, OpenText ou FileNet. Ou d'un autre éditeur Open Source, Alfresco, créé par un ancien de Documentum et souvent vu comme la principale menace pour les grands du logiciel propriétaire de gestion de contenus.
Passé de Zope à Java
"Outre des services de personnalisation, nous offrons une garantie sur la maintenance d'une plate-forme de développement, y compris sur les versions n-1, n-2, n-3", explique Stéphane Fermigier, fondateur et Pdg de cette société employant aujourd'hui une trentaine de personnes. La société tente de vendre sa maintenance par tickets pluri-annuels de 3 à 5 ans, explique le Pdg.
Redéveloppée en Java en 2006 (pour la sortie de la version 5), après avoir démarré sur Zope et Python, la plate-forme de GED de l'éditeur a déjà séduit plusieurs grands comptes français et continue de s'enrichir. Notamment avec la sortie d'un module de WCM (Web Content Management), WebEngine. Objectif : accélérer la mise en place d'applications Web, centrées sur le contenu, et s'appuyant sur les services de la plate-forme. Pour l'instant, WebEngine intègre un module de rendu Wiki, et devrait s'enrichir prochainement d'une ligne des temps et d'un module de messagerie instantanée.















