Le modèle Saas, qui formalise le concept d'applications fournie comme un service via une infrastructure distribuée (cloud computing), s'est abattu sur la gestion de processus métier (BPM – Business Process Management). C'est une des conclusions à tirer du salon BPM Solutions, qui se tenait les 1 et 2 octobre à Paris.
Si l'externalisation de la gestion des processus métiers via l'informatique distribuée fait son chemin aux Etats-Unis – Lombardi fait office de pionnier avec son offre BluePrint - , il reste anecdotique en France, notamment du fait de la sécheresse de l'offre et de la frilosité des DSI. Le Saas – par ses vertus économiques et la facilité de maintenance qu'il procure - creusant petit à petit son nid, « le BPM as a service » pourrait bien séduire à leur tour les entreprises hexagonales. Notamment dans les PME.
(Lire notre dossier : Cloud Computing : des services émergent derrière une dénomination enchantée)
Brique indissociable de la SOA (Services Oriented Architecture), le BPM constitue la pile logicielle qui vient aligner l'IT sur les métiers de l'entreprise. Il s'agit d'une traduction informatique des procédures imposées par le métier d'une entreprise. Autrement dit, le logiciel vient décomposer chaque procédure pour les transformer en services.
A en croire les adeptes du Saas, l'entreprise qui opte pour ce modèle se voit délivrer des contraintes de maintenance, de long déploiement et surtout – argument récurrent -, des coûts de licences élévés. Cela se traduit également, en matière de BPM, par une intégration censée être plus souple et une flexibité au niveau de la manipulation des transactions entre services (la procédure qui relie les services entre eux et coordonne les évènements), notamment par le biais d'interfaces utilisateurs très graphiques. Au final, le BPM as a service vise à placer un maillon de l'architecture informatique, généralement réservée à des informaticiens chevronnés, entre les mains de non-informaticiens.















