Cette démocratisation des usages vers des utilisateurs métier est un des arguments de Matthieu Hug, vice-président produit et marketing de la jeune société d'Issy-les-Moulineaux, RunMyProcess. Cette dernière a décidé de proposer sur le marché une solution hébergée de gestion et d'orchestration de service sous forme de « mashup », ces interfaces que l'on manipule par de simples cliquer-déposer. Le principe original de RunMyProcess : proposer un ensemble de connecteurs – la solution en comprend actuellement 300 – qui permettent de mixer des services Web exposés par des éditeurs (comme Amazon). Le constat de Matthieu Hug est simple : avec la prolifération des offres Saas, « on se retrouve avec de nombreux services à consommer. Mais comment fait-on le lien ? Ce n'est pas productif avec l'IT traditionnelle. Mais on a toutefois le besoin d'assurer ce lien au niveau métier ». Du pur Saas vers une orchestration Saas, en somme.
(Lire en complément notre panorama : SOA, les plates-formes des ténors structurent le marché)
De son côté, Jean-Paul Barberi, directeur commercial de cmLight, voit le marché de la gestion de processus à la mode Saas se diffuser avant tout sur le segment des PME. L'outil de workflow hébergé qu'il propose cible les entreprises entre 50 et 500 employés et place la modélisation de processus entre les mains non-expertes des salariés.
Des offres encore jeunes
Comme chez RunMyProcess, cette étape primordiale de définition des procédures – très chronophage avec les offres traditionelles – est libérée par des interfaces simples et « des possibilités intuitives de réaliser des branches de transitions », commente-t-il. « Une semaine de mise en oeuvre et on a un applicatif opérationnel .»
Reste à savoir si les PME françaises seront séduites. D'abord par une offre Saas. Mais également si elles comprendront le besoin d'une offre de gestion de processus métier dans un domaine où le tableau Excel a généralement la peau dure. RunMyProcess et cmLight (un an d'existence pour le premier, moins pour le second sur le marché français) ont chacun déclaré avoir décroché une dizaine de contrats en France.















