VMware peut-il rendre obsolète le poste de travail conventionnel ?  

Le 10 mai 2011 (15:02) - par Valery Marchive

Imprimer Envoyer par e-mail

Rubriques : Poste de travail - Virtualisation du poste de travail Tags : saas - vmware - bureautique - poste-travail - vdi - cloud

Au cours des dernières années, VMware a multiplié les initiatives visant à remettre en question le poste de travail traditionnel, au-delà de la simple infrastructure VDI qui, elle, dans certains secteurs, a déjà eu l’occasion de faire ses preuves. L’éditeur vise aujourd'hui plus loin, misant sur le SaaS, et plus généralement, sur le Cloud Computing.

Fin avril, le rachat de SlideRocket par VMware nous avait poussé à nous interroger : VMware s’apprête-t-il à devenir fournisseur de services Cloud ? SlideRocket éditait un outil de création de présentations en ligne, en mode SaaS, capable de greffer à ces documents des flux issus des réseaux sociaux et de les partager via des mécanismes de collaboration - y compris dans le cadre de conférences en ligne - avec, en prime, une gestion du «versioning». Mais ce rachat n’était finalement que le dernier d’une longue série. Précédemment, VMware avait repris à sa maison mère, EMC, l’outil de sauvegarde en ligne Mozy. Qui devrait être intégré à des applications de travail collaboratif en cours de développement. Et que penser du rachat, l’an passé, de Zimbra, plateforme Web de messagerie et, justement, de travail collaboratif ? Voici globalement toute une série d’initiatives qui pourraient presque, à terme, mettre VMware en position de concurrent d’un Google et de ses Apps, ou encore d’un Microsoft. Avec une sous-jacente : le poste de travail conventionnel est mort; celui de demain sera virtualisé ou exploitera des applications en mode Cloud (et donc SaaS). On pourrait même être tenté d’ajouter à ce tableau WaveMaker, racheté en début d’année et dont le métier est de proposer des outils Open Source censés faciliter le développement d’applications aux non-programmeurs. Un rachat prévu pour compléter la pile d’outils de développement de VMware reposant sur la plateforme Java de SpringSource (rachetée en août 2009).

Javier Soltero, directeur technique applications de VMware, indiquait d’ailleurs récemment à nos confrères de SearchVirtualDesktop, que «nous sommes entrés dans l’ère de l’après-PC, dans laquelle personne n’est plus attaché à un terminal et tout le monde multiplie les modes de collaboration ».

C’est dans ce contexte que la mise en perspective du projet Horizon, présenté lors de la dernière édition de VMworld, semble prendre tout son sens : ce projet doit déboucher sur une pile complète de gestion de l’utilisateur, de ses droits et son profil, tant pour les applications hébergées par le centre de calcul de l’entreprise que celles d’un nuage public ou encore d’une plateforme SaaS. Pour mener à bien ce projet, VMware avait précédemment acquis TriCipher, spécialiste de la gestion des identité et du provisioning d’utilisateurs pour les environnements SaaS, mais aussi RTO Software, spécialiste de la gestion des profils utilisateurs. La boucle serait ainsi bouclée.

Mais cela suffira-t-il à rendre obsolète le client lourd ? - dont la mort fut par le passé maintes fois annoncée. Le sujet a récemment fait débat entre quelques professionnels de la virtualisation et du packaging d’applications, lors d'une discussion sur un forum. Globalement, si la dimension administrative du projet Horizon semble séduire, le côté radicalement disruptif des applications Cloud accessibles via un client Web laisse plutôt dubitatif : «après tout, tant qu’on a besoin d’applications Windows, on a besoin de Windows...,» estimait l’un d’eux, un DSI, expert en sécurité. Un autre (britannique), non moins critique, reconnaît aux applications Web un potentiel, mais celui de tuer le client lourd, pas plus que ne l’a fait VDI. Mais globalement, la question du devenir du poste de travail conventionnel serait moins liée aux utilisateurs, à l’environnement de production des applications métiers, qu’aux données elles-mêmes : «la question, ce sont les données, où elles sont et ce que l’on en fait. Et à cette question, la réponse est souvent “nous ne savons pas”. Du moins est-ce la réponse honnête. Et pour que le poste de travail conventionnel soit réellement menacé, il faudra d’abord que les DSI se décident à en finir avec les silos et commencent à industrialiser leurs applications et l’accès aux données.»

livres blancs avec LesSourcesIT.fr

Sécuriser les terminaux mobiles des utilisateurs dans l’entreprise

Les appareils mobiles, tels que les smartphones et les tablettes tactiles, permettent à un nombre croissant d’employ…


L’efficacité opérationnelle et la réduction des coûts grâce à une approche intégrée de la veille sécuritaire

La mise en place d’un programme de veille sécuritaire efficace au sein d’une organisation n’est pas à prendre à…

vues 1537 lectures commentaire 3 commentaire(s) recommandation notez cet article
4

Réagissez à cet article

Votre Pseudo

Commentaire

Pertinence du commentaire : 3
Par fcharles
 Le 11/05/2011 à 12:34
Et si la virtualisation n'était qu'une étape superflue dans le voyage vers le Cloud computing :
http://www.zdnet.fr/blogs/green-si/la-dsi-face-a-la-consumerisation-de-l-informatique-39760374.htm
Noter ce commentaire
Pertinence du commentaire : 3
Par Jade83
 Le 11/05/2011 à 14:26
c'est bien beau de vouloir tout externaliser dans le Cloud ..!
Mais que faire des contraintes LEGALES qui vous obligent à savoir où sont et dans quel état sont accessibles vos données d'entreprise, sans compter leur durée de rétention et d'accessibilité par les environnements adéquats ?!?
Noter ce commentaire
Pertinence du commentaire : 4
Par LOL
 Le 11/05/2011 à 20:56
Completement d'accord avec jade83. J'ajouterai meme que les entreprises ont tellement coupé les couts, il n'y a plus de competences dans les DSI. C'est dramatique. La seule solution pour encore reduire les couts, c'est l'infogerance, et dernierement le Cloud.
Je suis incapable de faire tourner ma production corectement avec un cout de 100. Et bien je demande a mon infogereur ou mon prestataire de Cloud de faire mieux pour un coup de 80. LOL
et re LOL.
Quand on a amene son IT au niveau d'une daube, infogerer ou deplacer dans le Cloud ne transformera pas la daube en or.
Mais allez faire comprendre ca a une DSI pressurée par le DAF qui n'y comprends rien et dont seul le tableau Excel presente de l'interet.

Et le plus rigolos, c'est quand on evoque la notion de responsabilité. Que se passe t il si le prestataire selectionné avant tout pour son cout fait defaut ? Et bien Mr, j'ai un contrat, avec des penalites. LOL, LOL et LOL. ben oui, les penalites, comptes y, la boutique a fait defaut. T'as beau avoir un bout de papier, en attendant, ta prod, ne tournes pas ou dans le meilleur des cas, tu n'as plus les moyens de l'operer toi meme.
LOL
Noter ce commentaire
publicité
publicité
Les dossiers du MagIT

Les économies de stockage à travers une architecture unifiée


Beaucoup d’organisations ont fait le choix du stockage « unifié » à travers les systèmes Multiprotocol storage systems (MPS). Avec la croissance exponentielle du nombre de d…

Virtualisation : bénéfices, défis et solutions


Alors qu’il existe différentes voies en matière de virtualisation ce document se concentre sur 3 approches : serveurs, postes de travail et appliances. L’un des motifs de cet…
livres blancs avec LesSourcesIT.fr
Recevez les newsletters du MagIT
L'essentiel IT : L'actu IT au quotidien
événements

TechDays 2012 : développeurs et projets en avant

1 2 3 4 5   
Click Here