Rappelons que, fin janvier 2006, les élus parisiens avaient opté pour la refonte des systèmes financiers de la ville sous SAP, un projet baptisé Alizé et remporté par le duo Accenture-BearingPoint. Ce déploiement entrait lui-même dans le cadre d'un schéma directeur informatique doté de 160 millions d'euros (sur la période 2004-2007), visant à refondre largement les infrastructures technologiques de la collectivité.
Gommer le sentiment laissé par les retards de paiement
En juillet dernier, suite à des informations révélées par Le Parisien, la collectivité a reconnu des difficultés dans le projet Alizé, en production depuis mai 2007 (pour le département) et depuis février 2008 (pour la ville). Difficultés qui se sont traduites par des retards de paiement de ses fournisseurs. Certains d'entre eux, notamment ceux impliqués sur le chantier de l'église Saint-Sulpice, avaient protesté bruyamment contre ces retards qui mettaient en péril leur trésorerie et, parfois, leur existence même.
Nul doute que les fournisseurs voient donc arriver ce nouveau changement dans leur relation avec la collectivité avec circonspection. Même si la dématérialisation est censée fluidifier les échanges. "Avec ce projet, nous devrions gagner sur les délais de paiement", explique Norbert Faure. "Mais le principal avantage se situe dans la traçabilité des factures et dans le pilotage unifié des flux."















