
"Je suis assez sceptique et réservé sur le choix d'un quatrième opérateur mobile. Car le prix le plus bas n'est pas forcément le meilleur". La déclaration de Nicolas Sarkozy, hier lors d'un déjeuner hier avec des députés UMP, jette une pierre dans le jardin de Free, candidat à la quatrième licence mobile. Une candidature que tentent de barrer les trois opérateurs en place, qui contestent notamment le prix de cette quatrième licence mobile via une plainte déposée à Bruxelles.
Ces derniers mois, Free a multiplié les déclarations sur ses intentions de casser les prix sur le marché du mobile en France. Dans Les Echos en décembre dernier, Martin Bouygues avait prévenu que l'arrivée d'un quatrième opérateur cassant les prix pourrait se traduire par la perte de 10 000 à 30 000 emplois dans le secteur.
Niel se dit victime de menaces
Il y a quelques jours, Xavier Niel, le patron d'Iliad, la maison mère de Free, donnait une étrange interview à The Economist, se posant en victime de l'establishement français. Il y expliquait carrément : "si je me suicide ou si je meurs dans un accident de voiture dans les trois mois qui viennent, vous saurez que les menaces que je reçois étaient sérieuses car je ne suis pas suicidaire et je conduis très lentement".
Les candidats à la quatrième licence mobile doivent déposer leur dossier d'ici au 29 octobre prochain. Le gagnant sera désigné par l'Autorité de régulation des télécommunications (Arcep). En plus de Free, l'attelage Numericable-Virgin Mobile devrait également déposer un dossier.



Par vezois







